Dans la Solitude
A rentrée du bois, un jeune gnrçon, liabillé en beiger, est seul, il fait paître ses moutons; il est assis sur un ])anc de ga/on, au pied d'un arbre, et s'appuie des deux mains sur son bâton, il rêve : il a du vague à l'àme. Il tourne, de ti'ois (juarts à gauche, sa iigure rose aux longs cheveux châtains IVisés. Il est vêtu d'une culotte rouge, d'un gilet bleu ouvert sur la chemise blanche, et d'un habit gorge de pigeon. Il a déposé, à droite, sa cornemuse.
A gauche, piès de la barrière qui ferme le chemin con<luisanl au village, son chien est assis sur son arrièi"e-lrain.
Au fond, à gauche, derrièie un ai'bre au tronc |)enché, on aperçoit une église et son clocher blanc, et, j)lus loin, la campagne ensoleillée sous un ciel radieux d'azur et de lumière.
A droite, derrière le jiàtre, un épais rideau de frondaisons.
Toile. ILiiit., n,'|4; larg., (),')4-
Ce tal)leau el les ti'ois suiv;ints proviiMinenl de la colleclioii du liai'on de Uoiidon (jui les tenait de M. Bertier, père du prince de Neulcliatel.
La belle Endormie.
A l'ombre d'un massif d'arbres à droite, sur Iherbette fleurie, une belle bergère s'est entlormie ; sa robe blanche et son manteau bleu de <iel ont glissé de ses chairs rosées, et découvert sa ])oitrine souple et ses jambes nerveuses : ties sandales sont attachées à ses ]:)ieds par des rubans bleus; un ruban rose lui tient lieu de ceinture. Sa tète, avec un j)elil ruban bleu dans ses cheveux cendiés, s'aj)])uie sur son chapeau de paille posé derrière elle, et, sur sa main gauclu^ relevée, le coude callé sur sa pantière bleue, près d'un panier en)pli de ileurs des champs. De sa main droite, le bras allongé, elle tient encore sa houlette enrubannée de rose.
Elle dort, abandonnée à de tloux rêves, sous un ciel enchanté d'azur, et, à côté d'elle, un mouton blanc, le cou enrubanné de bleu, dort également ; près de ce groupe, une petite mare met des reflets de ciel parmi la verdure.
Mais voici, à gauche, le jeune garçon qui s'avance, vêtu de rose, coiffé d'un chapeau de paille à ruban et un éjjieu dans la main droite. Il a vu, il regarde, il admire, il se sent agité. De la main gauche, il semble empêcher son chien d'aboyer, pour ne point troubler le sommeil de la belle endormie.
Ti)ile. Haut.. (),4'i; lai'g., 0,5',.
Voir pour la pi'ovenance le n" 174.