Une Lecture chez Piron
Dans rintiniité du cabinet de travail, le poète est assis tenant un manuscrit à la main et appuyé contre une table; deux amis assistent à la lecture, l'un debout, vu de face, en habit céladon et gilet bleu, s'accoude au rebord de la fenêtre fermée; l'autre assis, de profd à droite, derrière la table, s'appuie de la main droite à l'accoudoir du fauteuil et s'accoude du bi'as gauche à l'autre accoudoir; il est vêtu d'un habit de velours fraise écrasée. A voir la mine réjouie des deux auditeurs, on peut conclure que la lecture du poète n'appartient pas au genre austère; il ne s'agit là ni d'une tragédie, ni d'un poème épique, mais sans doute de ces vers badins qui amusaient si fort les mondains de son époque et indignaient de toute leur pudeur outragée les croquants de la bourgeoisie. Au fond, à gauche, les rayons de la bibliothèque se dressent devant le mur.
Signé en bas, à droite : Tito Lessi.
Panneau. Haut., (),'i6) ; larg., o,/|5.