‹ Tableaux d'analyse qualitative des sels par voie humideChapitre 38 sur 69 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

Détermination du métal d’un sel simple insoluble dans l’eau et soluble dans les acides.

63. Dissolution. — On dissoudra le sel, soit à froid, soit à chaud, après destruction, s'il y a lieu, des matières organiques carbonisables, dans l’acide chlorhydrique étendu, ou concentré, ou dans l’acide azotique, ou enfin dans l’eau régale, en suivant les recommandations faites plus haut, c’est-à-dire en observant soigneusement les produits qui pourront être dégagés pendant la dissolution, et qui donneront des indications utiles sur la nature de l’acide, comme nous le verrons plus loin (production d’acides carbonique, sulfureux* cyanhydrique, de soufre), ou sur le degré d’oxydation de l’oxyde (dégagement de chlore).

64. La marche à suivre sera la môme que dans le cas d'un sel dissous dans l'eau. On essayera d’abord l’action de Y acide chlorhydrique, si l’on ne s’est pas servi de cet acide lui-même pour effectuer la dissolution. Si l’on n’a pas de précipité par l’acide chlorhydrique, on fera passer dans la liqueur de Y acide sulfhydrique. Enfin, on essayera l’action de Y ammoniaque qui se trouvera en présence du chlorhydrate d'ammoniaque, les premières portions du réactif servant à neutraliser l’acide libre. Ici, un plus grand nombre de corps pourront être précipités, ainsi qu’il a été expliqué p. 40, et la marche à suivre devra être modifiée, ainsi qu’il est dit dans le tableau suivant :

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