CHAPITRE 1er
ployer comme tablettes des lames de glace épaisses, adaptées au mur du laboratoire, qui peuvent être facilement nettoyées et ne sont pas altérées par les liquides acides ou alcalins.
Les réactifs doivent, en général, être purs. Nous indiquerons ici, en donnant la liste des réactifs principaux, les divers essais qui peuvent servir à contrôler la pureté de ceux que l'on trouve aisément dans le commerce, en même temps que nous donnerons le mode de préparation de quelques-uns qu’il est avantageux de faire au laboratoire.
2. Acides. — Un certain nombre d’hydracides, d’acides minéraux et d’acides organiques sont employés comme réactifs.
L 'acide suif hydrique s’emploie en général à l’état gazeux, et se prépare avec du sulfure de fer et de l’acide chlorhydrique dans un appareil permettant de l’obtenir d’une manière intermittente. Un des plus commodes est l’appareil de Ivipp (fig. 1). On fait passer le gaz dans un llacon laveur contenant de l’eau. On peut aussi se servir de la solution aqueuse d'acide sulfhydrique, mais cette solution est d’un emploi restreint, à cause de la faible solubilité de ce gaz, l’eau n'en dissolvant que trois volumes environ à la température ordinaire. En outre, cette solution s’altère rapidement sous l’influence de l’oxygène de l'air, lequel se substitue au soufre qui se précipite, pour former de l'eau. Cependant, on peut la conserver longtemps, sans qu’elle se trouble, à l’abri de la lumière, dans un flacon en verre noir.
L’acide sulfhydrique est d’un emploi très fréquent pour la précipitation d’un grand nombre de sulfures métalliques ; il est utilisé dans certains cas comme réducteur.
Fig. 1.
Appareil de Kipp.
L’acide chlorhydrique doit être volatilisable sans résidu. — U ne doit
REACTIFS.
pas, après dilution, bleuir de suite par l addition de quelques gouttes d’une solution d'iodure de potassium (exempt d’iodate 4) et d'eau ami-
donnée, ce qui indiquerait la présence du chlore libre. — Le chlorure de baryum ne doit y donner naissance à aucun précipité (acide sulfurique) même après addition d’acide azotique (acide sulfureux); pour faire l’essai de l’acide chlorhydrique par le chlorure de baryum, il est indispensable d’opérer sur l’acide chlorhydrique étendu d'eau, le chlorure de baryum étant insoluble dans l'acide concentré et se précipitant de sa solution par l’addition de ce dernier. — L hydrogène sulfuré (arsenic), les ferro et ferricyanure de potassium (fer) n’y doivent donner aucun changement.
L 'acide hydrofluosilicique ne sert que pour reconnaître la baryte dont il précipite les sels en blanc; il ne doit pas précipiter les sels de strontiane, même après ( . un temps considérable, ce qui indiquerait la présence d’acide sulfurique. — On prépare généralement ce réactif en chauffant aussi dou-
cement que possible dans uni ballon, avec de l’acide sulfurique pur, un mélange fait à poids égaux de fluorure de calcium finement pulvérisé et de sable fin. L’acide sulfurique est versé par un tube à entonnoir dont l’extrémité inférieure plonge dans un petit tube de verre fermé par un bout (fig. 2). Le ballon communique par un tube deux fois recourbé et bien desséché avec une éprouvette contenant un peu de mercure au fond duquel il aboutit, et sur lequel on a versé ensuite avec précaution de l’eau distillée, de manière à ne pas mouiller l’intérieur du tube à dégagement; le fluorure de silicium produit se décompose au contact de l'eau en acide silicique sous forme gélatineuse et en acide hydrofluosilicique qui reste dissous et que l’on sépare par filtration sur une toile avec laquelle on forme, après que
Fig. 2
Préparation de l’acide liydroll nosilicique.
la plus grande partie du