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CHAPITRE XIII

Détermination des acides.

83. Dans la recherche des métaux, nous avons pu, en général, nous servir de méthodes dichotomiques, nous permettant de séparer les métaux après un certain nombre de subdivisions successives. Nous opérerons ainsi pour un certain nombre d’acides, mais nous déterminerons les autres directement par des essais préliminaires, contrairement a ce que l’on fait d’ordinaire. Cette manière de faire nous parait offrir plusieurs avantages : quelques-uns des précipités que les acides donnent avec les réactifs généraux sont plus ou moins solubles dans 1 eau, et cette solubilité peut déterminer des erreurs ; d’autres fois, le précipité est altérable et s’oxyde pendant la filtration et le lavage ; c’est ce qui peut avoir lieu avec le sulfite de baryte. Nous avons cherché à éviter ces inconvénients en déterminant directement certains acides qui peuvent être déplacés à froid ou à chaud par l'acide sulfurique, et qui seront ainsi, du reste, plus facilement séparés. Nous trouverons dans le groupe de ces acides l’acide cyanhydrique ; bien que cet acide forme avec un réactif général que nous emploierons plus loin, l’azotate d’argent, un précipité nettement insoluble, nous le classerons dans ce groupe d’acides, parce que nous aurons l’occasion de le caractériser, en même temps que ces derniers.

Cette recherche de ce premier groupe d'acides se fera facilement en traitant la liqueur primitive par l'acide sulfurique dans un petit ballon muni d’un tube recourbé. On verra d’abord s’il se dégage un gaz que l’on pourra recueillir dans l’eau de chaux, ou dans une solution d’un sel de plomb ; puis on cherchera les acides volatils en distillant le liquide dans le même appareil, et en condensant les vapeurs dans un

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