LETTRE XV
..Parmbv^ que j'en suis piijué ! «Une lettre db quatre pages ^ galonnée de tous les côtés! Et TOUS Hb Ydàez foà reçue? Il n'est; potir^ tant pas posiible qu'on Tbit arrêtée, retenue^ oonâsquée à là j^ste; oar je ne disais tiéri oèntte la religioh, qiie je trouve trop ennuyeuse pour en parler ; ni contre le gouvernement ^ dont la doucëui* et la liberté ne me laissent aucune plainte « faire ) ni contre les moeurs, que je voudrais toir universéHemènt ptires , afin d'être comme tout I^ monde, les miennes l'étant forcément devenues^ ni contre qui que ce soit; pas même contre ce vieux maréchal de RicUeliett ^ dé qiii je votis contais, historiquement et sans nul venin, la noire méchanceté, lorsque, pour nuire à M. le duc de Choiseul, il a privé toute la bonne compagnie de Paris
ago ** LETTRES INÉDITES
d^un spectacle extraordinaire dont elle allait "jouir dans la nouvelle salle de la Comédie italienne : dernier coup de grifle y que ce vieux tigre 9 à peine respirant^ a su détacher encolle. Je vous parlais de nos petits inoculés, du l)oillheur de leurs mères, de celui, surtout , de madame de Sabran, qui veut aujourd'hui faire inoculer jusqu'à M. l'évéque de Laon, tant elle trouve que l'inoculation , qui lui donnait tant de craintes, est une chose douce, «mple, excellente. C'est demain que cette joyeuse société du Gros-Caillou ^ra dissoute, au grand regret de tous ceux qui la composent.
Il est impossible , en effet , d'être plus aimables et plus heureux que nous l'avons été pendant les trois semaines qui viennent de s'écouler. Je comptais en recommencer trois autres à Passy, comme gardien de la bichette, inoculée depuis samedi demi»; mais le chirurgien Desoteux croit que le venin ne prendra pas : jusqu'ici rien n'an-
nonce , efifectivement , qu'il doive prendre : ainsi nous la ramènerons^ blanche et fine comme elle est venue. Je l'ai quittée aujourd'hui pom* venir voir madame de Polignac , qui a eu deux petits accès de fièvre occasionnés par une fluxion au cou. Elle m'en paraît. quitte; et moi, pour l'être aussi de la commission qu'elle me donne , je vous dis , mon cher prince, qu'elle vous aime, vous regrette et vous salue. La comtesse. Diane veut vous écrire de sa propre main. Je n'anticiperai point siiir les tendresses qu'elle se propose de vous dire en réponse à celles dont est remplie la lettre qu'elle vient de recevoir de vous. Je ne vous dirai pas, non plus, quegmàdame d'Ursel a été, pendant deux ou trois jours que j'ai passés ici avec elle, ce qu'on peut appeler, dans toute la valeur des termes, parfaitement aimable; mais s'étendre là-dessus , ce serait raconter qu'il était jour en plein midi *. Savez-vous ' Madame la duchesse d'Ursel appartenait à Tune
que notre coMIe Panin est mort snbiteùiènt à là fin d'une partie de whist eh butant un Terre d'eau; Les uiâuTflisesr bngdes dirent que c'est eilcore un tenir de la bontiei llatowschha ' : tous en ctScnrez oé <Jtie Tiltis Toudree. Celui qui m'éérit ce fait ajoute que le prince Potepikin part le 12 pidttr Kerson , et qu'il parait qiijb la guerre est dé-^ cidée. C'est peut-être ce qui déteràtine à faire M. le baron deMontmOfenci^ M. d'Aùbeterrè et d'autres guerriers, màrëchauiL de France. Nous croyons que la pretootioii eu sera fort étendue , et qu'elle est pro-^chaîne. M. le conite d'Artois a fixé sôil Topge ' à Rocroy aux prertiiérà jours dé
des familles de l'Europe les plus remarquables pstr leur rang et par les dons heureux de l'esprit , puisqu'elle était née d*Aremberg.
* La bonne Matowschka ; c'était le nom que les soldats donnaient à l'impératrice Catherine. « Je les ai '(VUS, dit le prince de Ligne, se consoler ou s'animer « ati nomf de Matortrschka , leur itièi^e et leur Jdôîe. »
SUR L4 fiPfJ» PB FïlAWCE. 2^3
juillet^ et c'est de là qu'il ira vous voir.
J'espère que Dieu nous fera la grâce d'y saluer tendrement inoi^ c^er I^'ifice ; madame de Goigny reml>rasse.
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