‹ Tableaux de l'Empire romainChapitre 51 sur 229 · Sallust., Bell. Juyurth., lit · texte numérisé non relu

Sallust., Bell. Juyurth., lit

2. Heercn, De la politique et du commerce , etc., iv, v, 12 et suiv. i et append., i. — Saint-Martin, Mémoires de l’Académie des inscriptions et belles-lettres , xii, 181 .

3. Sallust. , loc. laud. — Saint-Martin , Mémoire déjà cité , 185 et sulv.

h. Ex eo numéro Medi, Persæ et Armenii... Sallust., ubi supra. — Saint-Martin, ibid. — Maltebrun, Géogr. unie., i, 174. — Mannert., Géographie der Griechen und Ifoemer , etc., x. — Ritter, Die Erdkunde, etc., ni, 17, seqq.; trad. fr. Paris, 1836.

5. Polybe, m, 33. — Tit. Liv., xxvm, 17 ; xxtv, 48. — Strab., xvii.

poser succesivement des colonies phéniciennes et grecques. Les Grecs se concentrèrent autour de Cyrène 1 , à l’est de la grande Syrte, laissant le reste aux Phéniciens, c’est-à-dire à Carthage, qui devint bientôt la reine de ces mers, et, pendant quelques moments, la dominatrice de l’Occident.

Carthage parvint, non sans peine, et en parsemant le pays de ses colonies, à soumettre à la vie agricole les tribus libyennes qui l’avoisinaient. Le territoire qu’elle civilisa de cette manière, où elle implanta sa langue et ses mœurs, et dont la population mélangée reçut le nom de liby-pliénicienne, ne fut jamais bien étendu ; il ne paraît pas avoir dépassé la frontière numide à l’ouest, et au sud-est, le lac Triton 2 . Hors de là, l’influence de Carthage sur les indigènes fut à peu près nulle, et quoique ses possessions se prolongeassent, dans la région des Syrtes, jusqu’aux limites de la Cyrénaïque 3 , elle n’y exerçait guère qu’une souveraineté nominale. Quant aux Numides, elle leur payait souvent tribut pour les maintenir en paix. Telle était la situation de l’Afrique à la fin de la domination carthaginoise. Depuis lors, des guerres continuelles

1. Consulter sur cette colonie célèbre M. Raoul-Rochette, Histoire critique de l’établissement des colonies grecques, m, 257.

2. Polyb., m, 23. — Strab., xvn, 89. — Consulter Heeren, Politique et commerce des peuples de l’antiquité, iv, 02.

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