‹ Tableaux de la révolution française; an historical French reader. Edited with notesChapitre 40 sur 81 · CONVENTION NATIONALE · texte numérisé non relu

CONVENTION NATIONALE

LA royauté avait succombé le lo août. La Convention n'avait plus qu'à écrire dans la loi ce qui existait déjà dans les faits : son premier acte fut de proclamer la république. Mais les vainqueurs se divisèrent ; deux grands partis se disputaient la direction de l'Assemblée : les Girondins^ qui avaient eu la prépondérance dans la Législative ; les Montagnards^ qui vont dominer dans la Convention. Les premiers l'emportaient par l'éloquence et le savoir ; les seconds avaient plus de passion et d'audace. Nourris des idées de Jean-Jacques Rousseau, ils rêvaient pour la France du XVIIP siècle les austères vertus des beaux temps de Rome

et de Sparte ; et, dût la société périr dans cette épreuve, ils voulaient lui appliquer leurs théories. Entre les Girondins et les Montagnards, qui représentaient plus particulièrement les intérêts et les passions de la bourgeoisie et du peuple, était la Plaine^ composée d'hommes modérés et faibles qui formaient l'appoint de la majorité.

Duruy, Histoire de France^ vol. II., page 641.

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