Portrait du Colonel Ramsay et de sa Femme
Ils sont tous deux dans un pare, à l'ombre de grands arbres, et vus jusqu'à mi-jambes.
Au premier plan, à gauche, la jeune femme est assise sur un fauteuil, de profil à droite, la tète tournée de trois quarts. Son visage est mince et avenant; son teint est frais sous Le jeu des mèches folles de ses cheveux châtain cendré qui s’échappent de son serre-tête blanc, sur le front, et tombent en tresses bouclées derrière la tête. Elle est vêtue d'un costume blanc, au corsage ouvert en pointe, sur lequel elle a jeté une écharpe blanche également et garnie d’une ruche. De sa main droite, elle tient ses gants Jaune de Suède. Elle porte une boucle d'oreille ornée d'une perle en poire, un rang de perles autour du cou, et, au poignet droit, un bracelet en cheveux à fermoir d’or.
A côté d'elle, debout, et s'appuyant du bras droit sur le dossier du fauteuil, la main pendante, caressante, placée à l'épaule de la jeune femme, le colonel apparaît la tête tournée de profil à droite, le masque viril et décidé, sous ses cheveux gris, la bouche fine, le nez volontaire, le regard pénétrant. Il est vêtu d'une culotte grise et d’un habit rouge oreille d'ours qui laisse apercevoir le col de la chemise, la cravate et le gilet blancs. Il appuie à la hanche sa main gauche, le bras ployé. Sous le gilet, une clef de montre pend à un ruban rouge.
Signé en bas à gauche : R. 1790.
Toile: Ilaut., 1,254 lare:, 1,00:
Exposé à la Royal Academy, Londres, 1895.
Exposition Universelle, Paris, 1900.
Collection sir William Agnew, Londres.
02 COLLECTION CH. SEDELMEYER
RAEBURN (SIR HENRY). R. A
[To6-1825
124. — Portrait de Mrs. Pattison, née Margaret Moncrieff, femme de John Pattison, de Helsingrove, Glasgow.
Dans un parc assise de trois quarts à gauche, elle est représentée à l'heure où dans le ciel les clameurs du soleil couchant achèvent de mourir.
Elle est vêtue d’une robe blanche, au corsage croisé et garni, à l’'échancrure, en pointe, de la poitrine, d’un ruché souple et large de batiste blanche. Elle est à l’âge de la maturité somptueuse ; son menton nest pas encore alourdi, sa bouche ne s’est pas encore aggravée des rides traîtresses, son nez garde sa sensibilité émotive, ses yeux distribuent des caresses douces encore. Elle a coiffé ses cheveux noirs d’un turban de linon blanc.
De ses deux bras ployés, et posés sur les cuisses, elle retient à peine un châle noir, qu'elle a laissé glisser derrière elle. Ses belles mains sont jointes en un mouvement d’une extraordinaire vérité.
Toile. Haut., 1,25; larg , 1,00.