‹ Tableaux, première vente (volume 2)Chapitre 174 sur 233 · Le Réveil · texte numérisé non relu

Le Réveil

Elle dormait, malgré la grande clarté du jour, et on vient de l’éveiller. Le petit chien qui aboie, furieux, les yeux exorbités, les crocs saillants, ne paraît pas satisfait; mais la belle paresseuse, par ses yeux caressants, et ses lèvres disjointes qui sourient et laissent voir les dents blanches, ne montre pas le même déplaisir.

Assise sur le bord du lit, le torse nu délicieusement, elle s’enveloppe aussi peu que possible dans ses draps, s’accoude coquettement du bras gauche, sa main potelée perdue dans ses cheveux blonds, dénoués, son visage penché de trois quarts à gauche, son bras droit levé au-dessus de la tête, et tenant son drap écarté, en un geste d’une suprême élégance.

Elle est vue jusqu à mi-jambes.

Près d'elle, à gauche, un guéridon sur lequel porte la chute des rideaux de lit en drap vert. Au fond et à droite, une autre tenture vert foncé sur laquelle, éclatante de lumière, surgit la figure enchanteresse

de la jeune éveillée.

Toile. Elaut., 1,29 : larg., 0,95.

Collection Edwards, Paris, 1905.

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