Les Patineurs
C'est l'hiver : la rivière est prise, et sur sa glace ferme les gens s’en viennent patiner. À gauche, un jeune garçon en manteau gris, la canne sous le bras, patine avec grâce, au grand dam de son compagnon qui vient de choir et l’apostrophe. Vers le milieu, une jeune mère a peine à retenir sa fillette, qui voudrait bien avoir des patins, comme ceux qu'un autre jeune garçon en habit bleu se fait attacher aux semelles, par un compagnon agenouillé sur le sol. Plus calme, à gauche,un chien philosophe se contente de boire de l’eau, à un endroit où la glace fut rompue.
Derrière les figures, le pays s'étend, couvert de neige; à droite, derrière un tronc d’arbre et la barrière d’un pont rustique, une chaumière porte sur son toit de chaume, une épaisse couche de neige. Le ciel est bleu avec des nuées qui annoncent des bourrasques prochaines.
Signé : G. Morland, 1791.
Toile. Haut., 0,68; larg., 0.88.
Gravé par E. Scott.