Les Blés
Les champs sous un vaste ciel d'azur où chevauchent des nuées grises et blanches. C’est le temps de Messidor. Au premier plan à droite, des moissonneurs se reposent sur l'herbe, couchés contre des bottes de blé; des femmes portent leurs enfants ou jouent avec eux; à gauche, un berger debout, joue du flageolet, tandis que broute son troupeau de moutons.
Au second plan, derrière une femme assise sur une gerbe de blé, près de son bambin, les bras chargés d'épis, une charrette, attelée en flèche de deux chevaux bais, est chargée de bottes de blé, sur lesquelles une femme est couchée à demi. Plus loin, vers la droite, un moissonneur promène sa faucille parmi les épis d’or.
Au fond, d'autres champs qu'on est en train de moissonner.
À gauche, une haie d'arbres, le long d’une route.
Œuvre conçue par le maitre pour un panneau décoratif.
Signé à droite en bas : Greuze, 1763.
Toile. Haut., 0,79; larg., r,or.
209 ÉesS E0IMnSs.
Au pied d'un bouquet d’arbres, la famille du seigneur s’est arrêtée : la femme et les enfants Jouent avec des fleurs; une nourrice allaite le dernier né; le maître, debout, cause avec un faneur, la fourche sur l'épaule gauche.
A droite, une charrette est chargée de foin; à gauche, dans le pré, le foin fauché est ramassé en tas, par tout un peuple de travailleurs.
A Ja lisière du pré, il y a un bois aux frondaisons claires. La campagne s'étend au loin sous un ciel d'azur paré de nuages blonds.
Cette œuvre du maître fut conçue pour une décoration.
Signé à droite en bas : Greuze, 1763.
Toile. Haut., 0,69 ; larg Sue
18/ COLLECTION CH. SEDELMEYER
GREUZE (JEAN-BAPTISTE
19110 210. — Les deux Sœurs.
Dans l'intérieur pauvre, où le travailleur humble vit heureux avec sa femme et ses deux enfants, une belle personne est entrée, en robe bleue décolletée, le cou et les poignets chargés de perles; et voici qu'on l’écarte, et qu'on repousse la bourse pleine d’or qu'elle tend d’une main tremblante. C'est une fille d'opéra, ainsi que l'indique le cahier de musique qu’elle tient à la main. Mais l'homme assis sur une chaise, en habit gris, gilet bleu, culotte jaune et guêtres, ne veut pas de cet or, dont l’origine est peutêtre douteuse: il en défend sa femme, sœur de l’intruse, sa femme l'honnête ménagère en robe à rayures vertes et tablier blanc, qui vient de rapprocher le panier de légumes placé près d'elle.
À gauche, des bambins, debout, appuyés contre une chaise, assistent à cette scène de famille. Entre l'homme et la ménagère, un chien est vu de dos, la tête tournée vers sa maîtresse.
A droite, une tenture verte pend le long du mur gris où l’on aperçoit une planche chargée de divers
ustensiles.
Toile. Haut., 0,58; larg., 0:52.
Exposé à Sheffield, 1907.
Exposé à la Guildhall, Londres, 1902.
Exposé à Glasgow, 1902.
Collection R. Vaile, Londres, 1903.