‹ Tableaux synoptiques de l'histoire de l'Acadie [microforme]Chapitre 8 sur 48 · IL. — Anauererre · texte numérisé non relu

IL. — Anauererre

1o Henri VII (1484-1509): — souche des Tudors, prince cupide, habile à favoriser l'in- | dustrie, le commerce, la navigation, il termine la guerre des Deur-Roses, établit l'absolutisme royal, pacifie le royaume. — En 1493, il apprend la découverte du Nouv.-Monde : grand émoi à la Cour et dans les ports commerçants ! 20 Henri VIII (1609-47) : — prince catholique, épouse (1501) ln jeune veuve de Arthur, Catherine d'Aragon, fille de Ferdinand le Catholique. — En 1527, il la répudie, sans a voir réussi à fléchir le Pape ; — il se fait alors proclamer par son Parlement “ Chef suprême de l'Eglise anglicane *”. — ]] avait pourtant publié un éc 1° de Luther et mérité ainsi du Pape le titre, resté fameux, de “ Défenseur de ln Foi”, — Excommunié, il devint un roi licencieux, horriblement féroce envers ses cinq femmes suc-

cessives, d’un despotisme inout envers son peuple : à sa mort, la flotte anglaise est forte Promoteurs de 50 bâtiments de guerre,

80 Elisabeth (1588-1609) : — seconde fille du précédent ; — reine étrange, qui réunit des qualités supérieures d'esprit et de caractère à un mélange de bassesses incroyables, femme d'une irritable vanité, de frivoles prétentions à la beauté, d'une sanguinaire cruauté, -— Elle fait organiser l'Etablissement de l'Eglise nationale, promulguer les 9 articles, décrétant ainsi le Credo par l'Etat civil ! — L'admiration est sans bornes pour la Reine vierge — non mariée — * la belle Vestale assise sur le trône d'Occident ! ” — Long règne de prospérité maritime et commerciale : À son décès, 232 vaisseaux de guerre donnent

{ à son pays le premier rang sur mer.

son frère

rit contre les erreurs

II° Découvreur 1° 1er Voyage (1397)

2 o IIè Voyage (1498)

III ° Successeurs

de Cabot

IV o Explorateurs

lo Jean Cabot : — (Génois de naissance, naturalisé Vénitien (1476), s'installe à Londres (1484). — Il a voyagé par la Méditerranée en Orient, en Egypte. — Supplique au roi, t qui lui accorde (5 mars 1496) des lettres patentes, “ se réservant le cinquième du gain réalisé sur les profits de la navigation, faite à ses frais (à Cabot) ”. 20 Premier voyage : — le 2 mai 1497, départ de Bristol sur le Mathieu avec 18 homme* seulement ; — le 24 juin, il aperçoit la terre — peut-être le Cap-Breton qu'il nomme | Discorery, y fait de l'eau et du bois. — Au retour, il touche aux tles Saint-Pierre et Miquelon. — Le 6 août, à Bristol : il n’a vu aucun sauvage dans la région découverte. 30 Résultats : — le 10 août, à la Couril reçoit de Henri VII dix livres — environ $600 — [ “ pour avoir découvert une île à 700 lieues de l'Irlande ”. — L'opinion dans le pays monte à l'enthousiasme : l’on fait à Cabot une pension de 20 livres et il s’affuble d'un pourpoint et de bas de soie, avant un second départ.

1o Nouvelles patentes : — le 3 fév. 1498, le roi les accorde à Cabot et. à ses trois fils, l’autorisant à prendre “ six vaisseaux de l'Etat.” — En guise de compensations présumées, il avance des sommes assez fortes à des personnages de l'expédition.

30 Deuxième voyage : — en mai, départ de Bristol : deux vaisseaux montés par 300

hommes ; — escale au Groenland ; — on atteint le détroit d'Hudson ; — on longe les

4 sinosités du Labrador et l’on prend le détroit de Belle-Isle pour une baie, — Les sau. vages n'ont rien à échanger que du poisson et des fourrures. — Le capitaine descend jus. qu'aux échancrures de la Nouv.-E., de la Nouv.-Angl., et retourne en octobre.

So Résultats : — le navigateur a les mains vides ; —'froid accueil à la Cour ; — désappointement des marchands, des gentilshommes ; — fin de la fortune de Cabot : les pel-

| leteries valaient alors moins que l'or du Pérou,

{ 1o Nouveaux essais : — en 1501, le roi octroie des lettres patentes à des marchands de Bristol : Rich. Warde, Th. Ashurst, John Thomas ; — les capitaines sont les Portugais Fr. Fernandez et J. Gonzalez. — I] les renovvelle dans la suite, 1502-04 : les résultats sont restés inconnus.

4 30 Echec de Henri VIII : — en 1527, le roi fait équiper le Samson et Mary Guilford au port de Plymouth, dans le dessein de trouver “ le passage du nord”’.— Le premier bâtiment se perd dans les glaces : le second dérive au sud de T.-N., perd son pilote italien, gagne les Antilles, et rentre en Angleterre. —Puis l’histoire des explorations se tait pendant 60 années !

lo Walter Raleigh (1552-1618) : — favori intime d’Elisabeth, élève du calviniste amiral de Coligny, il réveille (1576) les idées de conquête maritime. — Humphrey Gilbert, | son frère de mère, stimule aussi l'opinion publique, en faveur de la découverte du passage ! en Chine par le pôle nord. — En 1578, tous deux reçoivent de l’amirauté des lettres patentes, “ dans le dessein d'établir et de planter — en anglais plantation signifie alors établissement de colons — notre peuple en Amérique ”. — Durant cinq ans, les tentatives d'armement de navires échouent. — En 1583, Gilbert plante à Terr-Neuve le drapeau britannique, — sans souci des prétentions portugaises, — sans prendre possession effective du pays, la seule valable selon la théorie d’Elisabeth elle-même. — Bientôt son frère l'appelle au sud, en Virginie, ainsi dénommée en l’honneur de la Reine vierge. — En | août 1583, Gilbert, hardi et imprudent, périt en plein océan à bord du petit Squirrel. | 30 Richard Grenville, Ralph Lane, John White : — en 1585, tous trois secondent, 4 avec bravoure et ténacité, les essais de plantation de sir Walter Raleigh. — Mais, en 1588, la guerre contre l'Espagne les contraint de se désister de l'entreprise. — Le projet de fonder en Virginie sera repris dans la suite, avec des vicissitudes diverses, | 8o Thomas Cavendish, Francis Drake : — de 1577 à 1585, les deux hardis naviga- | teurs doublent le cap Horn ; — ils longent le littoral du Pacifique, alors Mer du Sud, | iusqu'à la région où s'élève San Francisco : — ils nomment ce pays {a Nouvelle- Albion. | — Puis, franchissant l'Océan, ils reviennent par les Indes et le cap de Bonne-Espérance : — Deuxième navigation autour du globe. — Les navigateurs anglais, si l'on songe à

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Frobisher et à Davis, se signalent par leur habileté, leur hardiesse et leur opiniâtreté, dans les expéditions au long cours.

Néanmoins le sieur de Monts et Champlain les vont devancer au siècle suivant.

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