RECRUTEMENT, ESSOR, COLONISATION
nie
jue (1635-1665)
ec, ————
a- CHAPITRE I
ul
le, Le RECRUTEMENT
les
au { 1o Jules Magsarin (1602-1661) : — 6 à Fescina dans les Abruzzes, cales Pitaine au service du pape, diplomate habile, délégué en France (1634) nt comme nonce extraordinaire i
La-
+ — Richelieu, séduit par la souplesse de son esprit, le prend à son service, le fait naturaliser (1639), obtient pour
lui, bien qu'il ne fût pas prêtre, la chapeau de cardinal (1641), le recommande, à sa mort, à Louis XIII — I] fut un administrateur déplorable ; — ;] laissa dépérir le commerce, l'agriculture, la marine, l’industrie, légua aux siens une immense fortune, scandaleusement
acquise, 20 Anre \utriche (1602-1666) : — file de Philippe III d'Espagne, É. rége :. .; royaume à la mort du roi Louis XIII (1643), persécutée par Richelieu, prévenue d’abord contre Mazarin, eut ses beaux jours de Etat règne, de 1644 à 1648. —E
lle donne toute sa confiance au cardinal Italien, son ministre, dans la suite,
de la 30 Les deux Frondes (1648-1662) : — 1, Guerre de Trente ans, qui a détourné l'attention et l'aide de Richelieu des colonies, se termine métropole par les traités de Westphalie (1648). — Mazarin, Pour couvrir les énormes frais de ce conflit et subvenir à ses prodigalités, exige de nouveaux
(1648-59) impôts
: mécontentement des Parisiens ruinés pa
n'a pas signé la paix de Westpha-
n Flandre, durant dix années (1649- 1659).— Elle ne désarme que par la signature du traité des Pyrénées, qui est scellé par le mariage de Louis XIV avec Marie-Térèse, fille de Philippe IV (9 juin 1650)... Ces troubles civils et cette guerre
ont leur repercursion sur la Nouvelle-France, Canada et Acadie, de 1648 à 1660,
II° Instruments du recrutement
coionial
III° Etablissement des premiers colons
1o La Compagnie des Cent Associés (1627-63) : — ruinée, dès le début par les prises des Kirke ; — en 1632, son revenu n’est que de 10,000 livres. — Aussi, une première Compagnie particulière est formée par un groupe des Associés : elle assume la charge de peupler la Nouvelle- France.
20 Procédé ingénieux : —sans ressources suffisantes, elle se met à octroyer de larges concessions de terrain à des hommes entreprenants. — Ceux-ci, à leur tour, sont intéressés à morceler leurs seigneuries, en les cédant par portions à des censitaires. — La condition, imposée par la Compagnie, se borne au paiement ‘“ d’une maille d’or d’une once ”, en hommage lige, à chaque mutation de possesseur.
So Réclame efficace des Jésuites : — dès 1635, Richelieu, voué tout entier à l’abaissement de la maison d'Autriche, délaisse la Nouv.- France. — Mais les Jésuites missionnaires secondent aussitôt les intentions de la Compagnie particulière : — c’est par la publication et la diffusion en France de leurs Rslations annuelles. — De 1632 à 1670, : le succès est immédiat en levées de colons, immense en ressources pécuniaires, fécond en fondations d'œuvres.
lo Premiers essais :—en réalité, la colonisation est naugurée, du vivant même de Champlain, entre 1633 et 1636. — Le 15 janvier 1634. Robert Giffard, originaire de Mortagne (Perche), chirurgien (médecin), qui a vécu à Québec avant la conquête, obtient Beauport en fief de la Compagnie particulière. — Le 14 mars, à Mortagne même, il en cède 1,000 arpents par devant notaire à Jean Guyon, simple artisan. — Il en partage encore avec d’autres colons, ses compatriotes Percherons : les familles Juchereau de la Ferté-Vidame et des Châtelets, des deux Boucher, des Cloutier, des Giroux... : — en tout une quarantaine de colons résolus. — Ainsi le chirurgien, comme seigneur de Beauport, devient le plus habile recruteur de la colonie.
20 Nouvelles concessions :— en 1635, la seigneurie de Beaupré à Antoine Cheffault de la Regnardière, secrétaire des Cent Associés, qui ne vint point au Canada, soit 15 lieues de côte sur le fleuve ”, — qu'il transporte à une compagnie, dont les principaux membres sont Jean Rosée et Olivier Le Tardif ; — ceux-ci, en 1636, ont pour censitaires : Pierre Legardeur de Tilly et de Repentigny, Leneuf de la Poterie et du Hérisson. — En 1636, la Rivière-Bruyante (Chaudière) à Simon Le Maistre ; — le 15 janvier, l'tle de Montréal à Jacques Girard Denis,
sieur de {a Chaussée. — En 1637, Sainte-Croix aux Ursulines, non encore établies à Québec ; — le fief Godefroy et de Linctôt à Jean Go defroy ; — celui du fort à Michel Godefroy ; — celui de Dautré à Jean Bourdon, ingénieur du roi. — En 1638, une partie de l’île d'Orlénns à Castillon, des Cent Associés ; — les Grondines aux Hospitalières, non encore établies ; — en 1639, la région de Batiscan aux Jésuites.
30 Cupidité de M. de Lauson : — président des directeurs, en 1635, il accorde à son fils, au berceau, François, la seigneurie de la Citière
ER
qui s'étend de la rivière Saint-François au lac Saint-Louis ; — en 1636, six lieues de front et six de profondeursur la rivière Bruyante, retrocédée par Le Maistre ; — en avril 1638, l'île de Montréal, retrocédée par La Chaussée : tous deux n'étant que des prête-noms.
4o Censives : — Ja Compagnie des Cent-Associés distribue elle même des terres en censive : — en 1633 et 1634, des lots aux Trois-Rivières à Jacques Hertel... : — en 1637, aux frères Caumont sur la rivière Saint-Charles, — aux familles Maheu, à Henri Pinguet..…..
lo Groupe de Normandie, du Perche : — de 1615 à 1665,
il compte, selon Ferland, 125 hommes ; — entre autres, outre les seigneurs et les
censitaires Nicolet, Marsolet, Lemoyne, Mercier, Paradis, Gagnon...
20 Groupe du Maine et de l’Anjou : — établi, en 1653, à l’île de Mont-
| réal par M. de Maisonneuve : — 90 hommes de la Sarthe, 47 de La
Flèche et des environs, 9 soldats du Château-La-Vallière (Touraine).
| 380 Groupe du Poitou, de l’Aunis et Saintonge : — vers 1650, arri-
Provenance ve un détachement de 72 hommes environ, parmi lesquels l'ancêtre | de l'historien Garneau et celui de sir Wilfrid Laurier.
IV
des 4o Groupe de l'Ile-de-France et de Bretagne : — peu nombreux ; — il comprend surtout les Filles du roi ou orphelines des hospices, colons dirigées aux frais du roi au Canada pour s'y établir.
6o Valeur morale : -— à diverses époques, l’on a calomnié l’origine des familles canadiennes. — L'histoire repousse ces méchancetés, par les témoignages écrits de Pierre Boucher, de Dollier de Casson, de vingt autres, qui précisent formellement, — Jusqu'à 1665, Tanguay ne note que 4 alliances avec les indigènes.
lo La Violette : — en sept. 1634, il est commis par Champlain à !1 fondation d'un poste aux Trois-Rivières — En 1633, selon M. Suite, l'; .terprète Jean Godefroy y réside, ainsi que le firent en 1620 les missionnaires Récollets. — Deux Jésuites, le P. Le Jeune et le P. Buteux, suivent La Violette, — Ce poste a souvent jusque-là servi de rendezvous pour la traite des fourrures ;— jusqu'en 1636, il en est le centre principal.
+ 20 Premiers habitants : — les Jésuites en ont la seigneurie,
de l'entretien de leur mission, — En 1639, 14 chefs de famille y culti-
Fondation vent leurs fiefs, la plupart interprètes : Jacques Hertel, Jean et Thomas Godefroy, Jean Sauvaget, François Marguerie, Guillaume Pepin
des dit Tranchemontagne, Guillaume /Zsabel, Blondel, Baron... $o Commandants, Souverneurs :— a Viollette (1634-36) ; Marc- Trois-Rivières Antoine de Châteaufort (1636-38) ; André de Malapert (1639) : François de Champflour ( 1639-42) ; Durocher (1654 ; — de nouveau Cham- (1633-34) flour (1643-45) : un ‘ntérim de Jean Bourdon (1645). — Jacques Le-
neuf de la Poterie (1645-48) ; Charles Legardeur de Tilly (1648) et (1650-51). -- Intérim de Dupiessis-Bochart et de Pierre Boucher