DES
en nome
30 Moeurs : — peuples sédentaires, cultivateurs, ambitieux et agressifs, patients et féroces, plus rusés que les Hurons, fins politiques et guer. riers indomptables, d’une haute et forte stature. — Mêmes notion religieuses que chez les Hurons, mêmes usages, mêmes lois, mêmes habitudes de vie ; — chefs, conseil des anciens, orateurs de chaque tribu, danse, jonglerie, songes, festins. chants, mépris des tortures, de l mort. — La hache est le symbole de la guerre : lever la hache, c’est là déclarer ; l'enterrer, faire la paix.
1o Raisons de l’inimitié : — il y a 30 ans (1609, 1610, 1615), Chan. plain a pris les armes contre la Confédération. — Pouvait-il garder la neutralité des Anglais et Hollandais ? l’abbé Faillon et d’autres l'af. firment. — C'est à tort : car l’état d’hostilité existe avant son inter. vention ; — ses alliés, ses voisins hospitaliers, Algonquins et Hurons ont imploré son aide, et assurent le trafic avec les Français ; — ma. nifestement moins habiles combattants, ils sont exposés à l’extermins. tion. — Champlain pouvait-il prévoir les échanges des Flamands en arquebuses et en poudre ?...— Ignorant la puissante crganisation
II° des Cinq Cantons ne pouvait-il pas se flatter de les subjuguer ?.. . Cette guerre était nécessaire, inévitable, de bonne politique à ses yeux...
Inimitié 20 Caractère des hostilités : — elles durent 26 années (1641-1667).
En 1641, les Iroquois ont des armes à feu ; — ils ne se consolent pas
contre de notre présence en haut du fleuve. — Ils ne combattent jamais de
front, mais en embuscades, par surprises, dans !a forêt, au détour de
les Français rivières... — Les captifs sont mutilés, affreusement torturés. — Sw
une population de 2,500 habitants, en 1663, plus de 200 hommes ont
(1641-1667) péri ; d’autres ont fui en France. — L'héroïsme des colons est admirs-
rable prodigieux : il sauve finalement la Nouv.-France...
30 Principales victimes : — missionnaires et laïques succombent dan le bon combat : — ce sont les Pères Buteux, Daniel, Garreau qui tom bent en tête de leur: néophytes ; — le P. Jogues qui, échappé d'abor au trépas, non aux tortures, retourne conquérir le martyre, chez les ‘éroces Agniers; — les Pères de Brébeuf et Gabriel Lalemant, qui las sent leurs bourreaux inhumains. — Ce sont les héros chrétiens con me Dollard et les siens, Lambert Closse, de Lauzon-Charny, Duplessi de Kerbodot, et tant d'autres. .., même dans les rangs des indigène convertis.
1o Pays et tribus des Hurons : — leur nom est dérivé de hure ou ch velure dressée, hérissée du front à l’occiput : — ce qui les fit appel Hurons par les marins français de Champlain. — Ils comprennent troi familles ou tribus : les Hurons, les Petuns, les Neutres. — Les Huron se subdivisent en tribus de la Corde, du Rocher, de l'Ours. — Ces troi nations habitent les confins de la province de l'Ontario — excepté ! ou 4 villages des Neutres, situés au-dessous du Niagara —, dans
seigneuries Cochons à François Mar
comtés actuels de Simcoe, Huron.
20 Population : — on compte alors chez les Hurons environ 25,000 4mes ; — pour la nation des Petuns, 20,000 5 pour les Neutres, 35,000 ; — tous répartis dans un grand nombre de bourgades, bien palissadées pour la plupart. — Le P. AE. Jones, S, J. a bien expliqué (1908) leur forme de 8ouvernement, leurs coutu
de Grey, de Bruce, et sur les rives du lac
mes, mœurs, superti-
III° tions. — (Fifth Report of the Bureau of Archives, Toronto). 80 Evangélisation: —- Les Hurons reçvivent la lumière de l'Evangile Inimitié er 1615. — Le P. Le Caron, Récollet, célèbre la première messe dans
l'Ontario, le 13 août, et érige la croix, — Dès 1626, les Jésuites se joi-
contre gnent aux Récollets, — En 1633 se rouvre l'ère des fondations et de l’aspostolat exclusif des Jésuites, jusqu'à la destruction et l'abandon,
les Hurons en 1650.
4 Guerre d'extermination : — Jamais les Iroquois n'apaisent leur (1615-1650) Vengeance contre les Hurons (1615-1649). — Ils les poursuivent de
leur haine toujours et partout, parfois avec et de succès, — La Jutte devient aiguë en 1 nvi ron 5 milles de la ville actuelle d'Orillia. — 1’ i jusqu’ la réalisation du grand massacre de 1648-1650. — C est la fin de la naoù périt le P. Garnier, ainsi que le P. Chabanel (1650) ; — enfin de celle des Neutres (1651).
— les restes de la malheureuse tribu Jésuites désolés, — Un groupe s'établit
d se trouve aux environs de Sandwich, (Co. d’Essex, Ont.), composé des descendants des Pétuns :
sième, à la réserve de Wyandot (Oklahoma, E. U.). — les Lorette sont desservis par les Jésuites ( 1650-1790) : )
des alternatives de revers
— par le clergé