‹ Tableaux synoptiques de l'histoire du Canada [microforme] (volume 2)Chapitre 5 sur 50 · CHAPITRE · texte numérisé non relu

CHAPITRE

Nortons PRÉLIMINAIRES

1o François Ier (1515-47) : — fils de Charles d'Orléans et de Louise de 1494 : — d'abord comte d'Angoulême, duc de Valois, il succède à son cousin Louis XII (1515), dont il épousa la fille, Claude de France. — Surnommé le roi chevalier, il joint AUX avantages physiques une rare vivacité d'esprit, une imagination ardente, une fière | bravoure de gentilhomme, un goût excessif de la magnificence et de la galanterie, — | “* Hélas! ce gros 9arçon gâtera tout ‘ (Louis XII). — Son fougue

| fendre la patrie contre son rival, Charles-Quint, —

fut le promoteur de la Renaissance, — 1] mérite surtot Ë France. — En 1516, il signe avec le pape Léon 30 Guerres de rivalité (1621-69) : — 11 y; en eut quatre, — La première (1521-26): con- | |

Savoie, naquit en

rola), sa perte (1521) : le cheva- | !

lier Bayard à Mézières : Lautrec, vaincu à la Bicoque (1522), accuse Semblançay ; tra- |

o hison du connétable de Bourbon, qui passe à la cause de Charles-Quint ; l'amiral Bon- | I nivet vaincu à Romagnano : mort de l’héroïque paladin, Bayard (1524) ; — bataille et défaite de Pavie (1525), captivité du roi et de ses enfants : Traité de Madrid (1526). | Le Père —La seconde (1526-29) : ligue de € ‘ognac. Rome saccagée par Bourbon (1527), et reprise Ï par Lautrec. — Siège de Vienne par Soliman : — Pair des Dames où Traité de ( ‘ambrai ! de la (1529). — Le Bourbon et la Bretagne, deux duchés incorporés au royaume. — Protestants et Turcs, nos alliés.

| La troisième (1535-38) : François Ier envahit ln Savoie, et Charles-Quint le Milannis : le duc de Montmorency détruit l'armée ennemie, en l'afamant en Provence, et devient | grand connétable de France. — Les Turcs vaincus : — Trère de Nice (1538). — La quatrième (1542.46) : Charles-Quint passe en France (1539) : sa déloyauté, — Nice est bombardée par Barberousse. — Le duc d'Enghien remporte la victoire de Cerisoles (1544).

— Traité de Crespy (1544).— Deux années de lutte contre Henri VIIL, allié de l'empe- Peur : — Traité d'Ardres (1540),

80 Innovations du règne : — la rédaction en français des nctes nolariés, des jugements

des tribunaux ; — Ja tenue régulière par les curés des actes de l'état civil, naissance, ma- | ringes, décès, — L'organisation de l'armée nationale et Permanente, infanterie et cava- | | lerie, par des engagements volontaires. - Institution du haut enseignement au Collège de France et de l'imprimerie nationale ou royale. — Absolutisme royal inauguré, règne !

| du bon plaisir de Sa Majesté, — Etat déplorable des finances, ruinées par les armements | d'une guerre sat: fin.

Nouvel e-France

II° Armirautés

1o Perfectionnement de la boussole : — Je perfectionnement de la boussols — italien, bussola, petite boîte en buis (lat. buzum), — éveille le projet des lointaines expéditions, depuis 60 ans, et de la découverte de terres neuves.— Dès lors, la navigation est devenue une science complexe, embrassant la connaissance de l’astronomie, de la géographie, bientôt de la cartographie... — Toute une révolution se fait sentir dans l’art nautique, dans la construction des vaisseaux de guerre, des bâtiments de la marine marchande...

20 Les amirautés : — ce terme désigne le commandement supérieur des forces navales. — Avant le roi chevalier, et à son époque, il existe en France quatre amirautés, qui se partagent les divers secteurs du litttoral.

1. Amirauté de France (1489) : — avec ses titulaires à Paris ou à la Cour de Fontainebleau : amiral de Bourbon, amiral Malet de Graville, amiral de La Garde, amiral de Brion ou Philippe de Chabot. +. — C’est l’amirauté centrale.

2. Amirauté de Guyenne (1472) :— confiée à La Rochelle à un vice-amiral, avec les titulaires : Pérot Pons, Guillaume de Soupplainville.…..

3. Amirauté du Levant ou du bassin de la Méditerranée i— confiée au sénéchal de Provence, à Marseille, avec les titulaires : Prégent de Bidoux, M. de Saint-Blancard.. .

4. Amirauté de Bretagne : — pays d'Etat, indépendant de la Couronne, avec les titulaires : Louis de Rohan, Jean de Chalon, Louis de La Trémouille. — En 1526, par l’annexion au domaine du roi, elle est attribuée à l’amiral de France et n’a plus qu’un viceamiral, Charles de Moüy de la Meilleraie.…..

La Flotte : réunion des bâtiments de guerre et des vaisseaux marchands de l'une ou de plusieurs des amirautés.— Diverses formes de construction et dénominations :

1. Barge ou Berge, (bas lat. barga), grande barque de transport à fond plat, jaugeant de 50 à 150 tonneaux ; — Je mot Barque a prévalu.

2. Brigantin (ital, brigante, brigand ; brigantino, petit brigand), bâtiment léger, à voiles et à rames, destiné à la course cotière, armé comme un brigand, creux de 8 pieds, long de 56, large de 9, d'ordinaire.

3. Caravelle (portug. caravo a vela, barque à voiles), gracieux et faible bâtiment, gréé à l'arrière de 3 voiles latines et de 2 ponts coupés en étages, à l’avant d’une voile carrée et du trinquet, sans château de Proue, variant de 25 à 140 tonneaux.

4. Caraque ou Carraque (ital.). grand navire génois, à 6 ou 7 planchers, jaugeant 2,000 tonnes, ayant de l'artillerie dans les hunes.

5. Chaloupe (espag. chalupa), embarcation à voile et à rame, un homme pour chacune, portant canons à bord, d’un fréquent usage en Bretagne.

6. Flibot (angl. Jly-boat, bâteau-mouche), petit vaisseau à deux mâts et à fond plat,

contenant 100 tonneaux, servant à la course,

7. Flouin (angl. Flowing — le Volant des Dieppois), embarcation à voile et à rame ; les rameurs, sans bancs, voguaient debout sur le pont.

8. Flûte (altération de Fuste), grand navire de charge à fond plat, avec deux ou trois mâts à volonté,

9. Fuste (ital. fusta, fût), usitée à Venise, d'environ 100 pieds de long, pourvue de double et triple rameur au quartier de poupe.

10. Frégate (ital. fregata), petit bâtiment à rames, non ponté, en vogue dans les eaux de la Méditerranée.

11. Galéagse ou Galéace (ital. galeazza, augmentatif de galea), galère de grande dimension, de 600 à 1,200 tonnes, à voiles et à rames, garnie de 24 à 46 canons.

12. Galée, Galère (ital.), navire de guerre, à rames que manient les forçats, ponté, acc deux mâts aux voileslatines, employé surtout sur les eaux de la Méditerranée contre les corsaires algériens et marocains,

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