IV
| Nouvelles
| soigneuries
| 2o Sont-elles des colons utiles ?— les femmes seules cultivent ; — les
| hommes combattent dans nos rangs, sans rien aliéner de leur esprit d’in-
, dépendance, toujours avec des ménageinents de leurs susceptibilités ;
| —leurs méfaits mettent les autorités dans l'embarras. — La vie sé-
| dentaire les étiole, les livre au désœuvrement, à l’alcoolisme, aux ma-
| ladies infectieuses. — Hurons et Abénaquis donnent meilleure satisfaction que les autres tribus.
lo Sur le haut St-Laurent et l'Ottawa : — Seigneuries de : —
Beauharnois (1729) au gouverneur et à son frère Claude ; — La Salle | (1750), à Le Ber de Senneville ; — la Nouvelle-Longueuil (1734), au | chevalier Joseph Le Moyne ; — Carillon et Argenteuil (1725), à Pierre d’Ailleboust, et, par sa veuve, à Pierre-Louis Pazet ; — Deux-Montagnes (1733), augmentée, aux Sulpicie . : — Rigaud (1732), aux frères |! Cavagnal et Rigaud, de Vaudreuil.
| 2o Sur le moyen St-Laurent : — auginentation de : — Berthier, La- | raltrie, Lanoraie, au sieur Neveu et à d’Ailleboust d'Argenteuil ; — Saint-Sulpice (1740) aux sieurs Cherrier et Le Royer ; — Terrebonne (1755), à Louis Lepage de Sainte-Claire ; et une autre, à Louis de La Corne ; — d’Eschaillons (1752), à Roch de Saint-Ours ; — Saint- Etienne (1737), à François Cugnet... — Tonnancourt (1734), augmentée du fief de Normanville ; — Du Sablé (1739), à Louis-Acrien Dandonneau ; — Gâtineau (1750), à Marie Duplessis. — Sur la rive sud, | Deguire (1751), à Joseph du nom, dit Desrosiers, adossée à celle de | Saint-François ; — Courval (1754), ancien Cressé, derrière la Baiedu-Febvre.
Plus bas : augmentation de Ste-Anne-de-la-Pérade ; — Perthuis (1753), au sieur du nom ; — Bourglouis (1741) au sieur Fornel, près de Neuville. — En face : Desplaines (1737), à Charlotte Legardeur | de Tilly ; — Gaspé (1738), à la veuve de sieur Aubert de ce nom, et | Saint-Gilles.
| 30 Sur le bas Saint-Laurent : — Livaudière (1734), au sieur Péan de ce nom, acquéreur de celle de la veuve de La Durantaye, et celle de ! Saint-Gerrais ; — augmentation de Se-Anne-de-la-Pocatière (1735), ! à Thomas Tarieu de Lacombe. — En face : les Eboulements (1723),
à Pierre Lessard ; — Rivière-Ouelle, augmentée (1750), à la veuve de | Boishébert ; — Le Bic, augmentée, à Nicolas Rioux ; -- Trois-Pis- | toles, augmentée (1751), au même ; — Jle St-Barnabé (1751), au | sieur Lepage...
40 Sur le Richelieu et la rivière Chambly : —l’on n'a plus à y craindre l'Iroquois ni l'Anglais. — De 1733 à 1739, grande distribution de fiefs : sur la rivière, aux sieurs de Sabrevois, Sabrevois de Bleury,
*" .an, La Fontaine de Bellecour, Foucault, Chausscgros de Léry, «n de Livaudière, Denis de La Ronde, de Ramezay ; -- sur le lac
Champlain, aux sieurs Daine, de Lusignan, de La Gauchetière, de
Saint-Vincent, de Contrecœur, de La Périère, de Bauvais, d’Argen-
teuil, Dagnan Douville, Rambault 5— à l'intendant Hocquart, au fort Saint-Frédéric ( 1743).
5o Sur la rivière Chaudière : — so] fertile, d’où vient le nom de la Nouvelle- Beauce (1739), par analogie avec la riche Beauce orléanaise. — Sainte-Marie (1736), au sieur Taschereau ; — Saint-Joseph (1736), au sieur de Rigaud ; — /a Gorgendière, au sieur de Fleury, devient dans la suite Vaudreuil ; — Beaurivage et le fief Aubert. — Tous ces fiefs opèrent de merveilleux progrès, grâce au bon choix des seigneurs : la conquête n’en trouble aucun dans le succès réalisé. (V. Pièces et docum. relat. à la Tenure seign., Québec, 1852; Bouchette, Descrip. topogr., Londres, 1815) ; surtout Abbé Az. Couillard : Hist, des Seign.
| de la Riv.-du-Sud, 1912).
{ lo Première phase : —en 1701, le fort Pontchartrain ou Détroit du |! lac Érié, fondé par La Mothe-Cadillac ; — Ja seigneurie, en 1721, ne V° compte que 34 habitants, sur 30 concessions accordées, — lesquelles ; sont annulées, faute d’être régularisées. — Le poste et les fiefs sont Colonisation rattachés (1716) au domaine du roi.
: 2o Deuxième phase : —en 1734 et 1736, les administrateurs accordent du | des titres réguliers à 31 colons. — En 1749, M. de la Galissonnière, |! frappé de l’importance stratégique de la place, promet à tout nouvel Détroit habitant “ deux ans de farine et trus les instruments nécessaires au | défrichement ” : — aussitôt, 57 familles s’y transportent. — En 1750, (1701-60) : M. de la Jonquière et Bigot garantissent des conditions encore plus attractives : l'effet est immédiat. — En 1751, le recensement accuse
la présence de 440 colons, avec 33 esclaves Panis.
30 Troisième phase : — la semence a levé une riche moisson : de nos jours, elle se partage en une partie américaine dans le Michigan, — en une partie canadienne dans l'Ontario, aux comtés d’Essex, de Lamb-
| ton, de Kent, de Bothwell, d'Elgin... en nombre considérable d’épis vigoureux !...
| lo Vallées de l'Ohio, du Mississipi : — elles ont reçu du Canada leurs premiers contingents de militaires et même de colons. ..sans La Louisiane | compter les essais sur le Missouri et au N ord-Ouest...