‹ Tablettes chronologiques de l'histoire universelle, sacrée et profane, ecclésiastique et civile (volume 2)Chapitre 102 sur 270 · X. mille, du mot Xixtx · texte numérisé non relu

X. mille, du mot Xixtx

M. dix mille, du mot M^iof.

De la combinaison de ces six lettres ils formoient leurs autres chiffres. 'Ainsi pour marquer cinquante , ils mettoient iàl , c'est-à-dire , cinq fois dix ou dix fois cinq ; pour cinq cent ï , c'est-à-dire , cinq fois cent ; pour cinq mille ixï 5 comme ils marquoient cinquante mille par ce caractère nû.

Cette manière de compter paroît être la plus ancienne, et on la voit encore employée dans l'original de la Chronique des Marbres de Paros. Cependant les Grecs avoient déjà commencé à en adopter une autre qui prévalut dans la suite , comme étant plus facile et plus propre à faire les grands calculs. Ils la reçurent des Phéniciens , qui leur avoient apportés plusieurs siècles auparavant l'alphabet , dont elle suivoit l'ordre de la manière suivante.

Les huit premières lettres, soit majuscules, soit petites ou

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courantes , marquoient les unités ; ? , qui s'appeloit VEpisemon fa , étoit pour le nombre 6 , les Grecs n'ayant pas adopté ïe Vau phénicien ou hébreu. Les huit suivantes étoient pour les dixaines , et le nombre 90 s'exprimoit par ces caractères L ou Ç , et se nommoit VEpisemon Koppa du Kopk phénicien. Enfin les huit dernières marquoient les centaines , et 900 s'exprimoit par là, qui s'appelloit à cause de sa figure Sanpi , et qui répondoit au Tsadé . des Phéniciens et Hébreux, que les Grecs n'adoptèrent point comme lettre, n'ayant point dans leur langue de mots qui commençassent par Tr.

A l'égard des Romains ," qui reçurent leur alphabet des Grecs , ils ne se servirent jamais que de sept lettres pour tous leurs chiffres.

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