VICE-ROYAUTE
pr 1612 4 1627.
Charles de Bourbon Comte de Suissons.
Henri IT, prince de Condé. [Novembre 1612.] Ponce de Cardaillac de Thémines, suppléant en
[*] Et non pas de Kotlenmeal.
[f] Ce sont là les noms que ce gouvernant perte sur la liste des maéchaux de France imprimée à la vage 143 du Nouveau Dictionnaire listorique publié à Caën en 1719. La Société Historique de fontréal dit qu'il obtint de la reine régente durant la prison du srirce le Condé une commission de Lieutenant de Roy en lafNouvelle-France, ans trop comprendre peut-être ce que signifie cette charge. Au reste si elle ne le fait que Lieutenant de Roy à la page 106, elle l'en récompense bien à la page 119, où il est appelé Lieutenant-Général, Le Dictionnaire de Chaudon et Delandine, de l'aveu de la dite société, porte que Thémines fut fait maréchal par Louis XIIT au siége de Montauban fl ne le fut donc pas, comme elle l’avance dans sa Liste de Vice-Rois, après avoir arrêté le prince de Condé au milieu du Louvre. ‘Il fat arrêté le ler Septembre 1616 au milieu du Louvre par Thémines qui fut alors nommé Maréchal de France” lisons-nous à la page 106 de la seconde livraison des Notes de la société.
Le prince de Condé. rétabli dans sa charge,
Le Maréchal Duc de Montmorency. [1620.]
Henri de Lévy, [t] Duc de Ventadour. (1624.)
Le Duc d’Ampville.
Les Documens de Paris l’appèlent Dampville-Ventadour ; c’est sans doute pour cela que la société historique de Montréal le dit duc de Daimwille. Le fait est que le nom moderne de cette maison est d’Anville. I] y a eu en France des duc d’Anville, mais non des ducs de Dampville et encore moins de Damville. Ce Vice-Roi v’eut pas longtems jurisdiction sur le Canada, our lequel il fut indemnisé par la Compagnie des Cert Associés. C’est pourquoi je le cite comme le dernier de ]a suite des cinq ou six vice-rois du Canada en succession non interrompue. La Liste de la société comprend le Cardinal de Richelieu et le Duc de Brézé ; mais la dite société se réfute elle-même, puisqu’elle cenvient à la page 110 que le Duc d’Ampville fut nommé à la place du duc de Ventadour, celui-ci s'étant ‘ démis volontairement en suppliant le Roi d’y pourvoir de quelque personnage qui s’en pût dignement acquitter,” etijue le marquis de Feuquièress (*)fut nommé le 30 août 1660 à /a place du duc de Damwille. Je sais bien que la société n’a pas dit expressément que Richelieu et Brézé eussent la charge de Vice-Roi ; mais elle leur a donné un cadre, et elle a dit : Ze Cardinal de Richelieu comme Grand-Maître, Chef et Surintendant-G'énéral dela Navigation et Commerce de France, exerçait évidemment dans les colonies la même autorité. Ilne s’agit plus que de faire concorder ce qui, selon elle, est s: évident, avec la Charte de la Compagnie des Cent, par laquelle elle reçoit ie pays en toute propriété, seigneurie et justice, —propriété dont elle se prévalut, par exemple en expulsant le Sieur de Cuën de sa baronnie du Cap Tourmente, qui lui avait été accordée par le monarque ou par les Vices-Rois.— Maintenant,non-seulement le duc d’Ampville fut indemnisé pour qu’il eût à se désister de son autorité quant au Canada, mais les Documens de Paris nous apprennent aussi que la Compagnie s’opposa à la vérification des Lettres Patentes du Marquis de Feuquières quant au Canada. Je dis dons que ce personnage, Vice-Roi en 1660,
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(f) Non Lévis, comme le dit la société.
(*) Dont elle fait un simple lieutenant.
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le en Touru par Ampautous a pation nt au 1660,
le Comte d’Estrades, Vice-Roi en 1662, [+] le Marécha! d’Estrées en 1686, et le Maréchal de Cœuvres, en 1707, n’ont eu aucune autorité directe sur la Nouvelle-France, bien que je soupçonne que ces personnages en aient toujours été en quelque sorte comme des protecteurs. Celà dit, je reprends la suite des gouvernans du pays en ajoutant que Samuel de Champlain, notre véritable fondateur, avait eu des commissions de Lieutenant au pays du Comte de Soissons, du Prince de Condé, du Maréchal de Thémines, du Duc de Montmorency et du Duc de Ventadour,
Compagnie Feodale des Cent Associes. (1627.)
Samuel de Champlain, Gouverneur.
Marc-Antoine de Bras de Fer Sieur de Chasteaufort prend les rênes du gouvernement en 1635 en vertu des pouvoirs que lui en donnaient Messieurs de la Compagnie.
Il est dit dans la prestation de Foi et Iommage du Sieur de Beauport, en 1637: Lieutenant-Général pour Mi-veigneur le Cardin de Richetieu en l'étendue du fleuve St. Laurent. (*)
Charles Huauit de Montmagny, Chevalier de Saint Jean de Géruzalem, l’Ononthio des nations sauvages, Gouverneur pour la Compagnie et Lieutenant-(iénéral pour le Roi.
Louis D’Aillebout de Coulonge.
Jean de Lauzon, Chevalier, Conseiller du Roi en ses Conseils d'Etat et Privé, ci-devant Président au Grand Conseil et Intendant de la Compagnie. (t) (1651.)
Charles de Lauzon, Chevalier, Seigneur de Charny,
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(t) Selon les Documens de Paris, quoique la société veuille que ce soit en 1661.
[*] Cette qualification extraordinaire a paru à la Société Historique, une chose toute simple.
(f) Que doit-on penser de ce titre de commission inséré au troisième volume de la nouvelle édition des Editset Ordonnances Royaux….. # Provisions de Gouverneur et de Lieutenant-Général en Canada pour le Sieur Nicolas Denis. 1654.”—11 faut dire qu'il n'a pas été Gouveraeur en Canada à proprement parler.