DOUZIÈME ANNÉE
A. Fausse cicalrisatioii , dite à nœuds couverts, par suite d'amputation de maîtresses branches coupées de .H à 8 centimètres de longueur, et dont la cicatrice incomplète a tardivement rerouvert l'orifice de la plaie, qui, déjà profonde, continue sourdement ses ravages jusqu'au cœur de l'arbre, et détruit sans relâche ses fibres et tissus ligneux B. La section des branches coupées trop loin du tronc et en trop grand nombre, n'ayant pu se cicatriser en temps convenable, a fait développer des nodosités ou excroissances amenant infailliblement la production des bourgeons et brindilles C, lesquels, arrêtant le cours de la sève et l'absorbant à leur profit, ôtent au bois sa plus grande valeur industrielle, et diminuent sensiblement son développement et son accroissement en volume.
A^(:l^:^^^; mktiiodk
(Cliène àfsé de •O ans)
(Griv.H.
QUINBlfeME ANNÉE
A. Chicots coupés à 20 ou 30 centimètres de longueur à la précédente exploitation et détruits entièrement par les influences atmosphériques et la carie noire.
B. Lèvres des cicatrices, qui , dans leurs efforts de rapprorhemenl, ne rencontrant plus que des tissus décomposés et pulvérulents au lieu de bois sain et solide où elles pussent se fixer, ne sont point parvenues à se réunir pour couvrir la plaie.
C. Carie occasionnée par la décomposition des tissus ligneux des chicots, ainsi que par les ravages des insectes, et atteignant profondément le corps de l'arbre, auquel elle ne laisse aucune chance de guérison.
SI'KCIIIEN COMPARATII-' P). X.
DES RÉSl'LTATS DE L'ANCIEN ET Di: NOUVEAl SYSTEME
APPLIQUÉS 8IMUI.TANÉMKKT M'R LR MÊMR SI'JKT
(Chêne Afté de 4« à »• «im)
(Grtv.il)
QOlNSliBMB Alfll*B
A. Branche i-éceminenl coupée à chicot de 15 à % centimètres de longueur.
B. Chicot coupé depuis 15 ans ayant communiqué la carie jusqu'au cœur de l'arbre.
C. Branche coupée rez-troncavec pansement immédiat depuis 10 ans et parfaitement guérie.
D. Portion de bois à fibres contournées, impropre à la fente et aux autres usages industriels, par suite de la non-suppression rez-tronc en temps utile des branches A et 6.
E. Fibres d'accroissement annuel produites après l'amputation de 2 branches coupées rez-tronc, parfaitement saines, verticales, et propres à la charpente, à la fente, au charronnage et à la menuiserie.
F. Cavité causée par la carie du chicot B, parfois profonde de prés de 1 mètre, et contenant jusqu'à 1 ou 2 litres d'un liquide fétide et décomposé, qui, agissant incessamment comme élément destructeur sur la partie saine du corps de l'arbre et jusqu'au cœur, lui enlève toute sa valeur et abrège sa durée.
NOIVKLLK MKTIIOhK
(4 hé«e àcé <
;(;riv.U.l
PREMlàBE AMNAb
Maîtresse branche coupée- rez-tronc avec pansement immédiat au coaltar; cicatrisation commencée sans aucune attaque de la part des insectes ou des oiseaux. La surface d'amputation, quelque étendues que soient les dimensions qu'elle présente, — car elle atteint parfois jusqu'à 15 à 20 centimètres de rayon, — étant soigneusement et nettement tranchée, puis ensuite unie avec la serpe tenue à deux mains comme on ferait d'une plane, ne conserve aucune aspérité où puissent s'arrêter les eaux pluviales, et, au moyen du pansement immédiat au coaltar, elle se trouve non-seulement garantie des influences atmosphériques, mais encore présenée de toutes fentes ou crevasses, suites ordinaires de la dessiccation.
Pi-id.
( Chêne Acé de «• à &• •■•)
{Gm. U.)
DBUXlftMB AMN^B
Moyenne branche. Cicatrisation normale plus avancée. Surface de la plaie également saine et exempte de tous éléments de destruction, par suite du pansement.
(ChèBO àcé 4e &• à •• •■•)
OVATRIÈMB AMNÉB
Cicatrisation vive et très-avancée, sur bois parfaitement sain et garanti de toute attaque, de la part des insectes et autres ennemis, par la couche de coaltar qu'on y voit encore intacte, et qui a conservé aux fibres du bois de la surface d'amputation toutes leurs qualités sous les lèvres de la cicatrice, laquelle sera ellemême complètement fermée au bout de quelques mois.
NOrVELLK MKTIIODK
(Chêne àsé «le »• à •• «nn)
(Gw. 16.)