ACTE PUEMIER
SCENK X MOUI.INEAUX, puis iMAOA.Ml': AIGREVILLE et YVONNE
Une pause peaJant laquelle Mouliiieaux b'endort. Au bout d'au instant, oa sonm». Bcuil dj coulisse.
MADAME AIGllKVII. LK, dans la coulisse
Ma fille! mon gendre! je veux les voir.
ETIEN'XE, entrant couirae une hombe.
Monsieur, c'est madame votre belle-mère I... (ii gagna
l'appittemeut d'Yvonne, parlant à Yvonne dans la coulisse.) Madame, c'e>l madame Aigrevillel
MAUAM:: AIGIIEVI I.LE, faisant irruption par le foi â, un tac de nuit à la main qu'elle pose au fond.
Ah! mes enfants, mes enfants!
Au milieu.
'ïl'^ûNNE, sortant deuxième plan gauche.
Maman, maman!
MOULIKEAUX, réveillé eu sursaut. N° 3.
Uein ! qu'est-ce que c'est... une trombe ? (Ahuri.) Ma belle-mère!
MADAME AIGllEVILLE 2. .
Moi-même.
MOULÏNEAUX.
Ah! qu:' c'est bêle de vous réveiller comme ça!
MADAME AIGUEVILLE, e.abrassaat Yvonne.
Ma liile... !\Ion gendre... Eh bien ! vous ne m'embrassez pas ?
MOULINEAUX
Comment donc... j'allais vous le demander; mais ^ous comprcujz, la sur^irlse^lahurissement quand on
18 TAILLEUR POUR DAMI'S
s'est endormi sans belle-mère... et qu'on en trouve nue ùson réveil!... il y a toujours un moment... embrassezmoi, belle-maman... (Madame Aigreville lui passe ses bras autour du cou.) Oh' mais ne me secouez pas trop... parce que quand on vient de dormir...
MADAME AIGIIEVILLE.
Vous venez de dormir?
MOULINEAUX
A peine...
MADAME AIGUEVILLE.
Ça se voit... vous avez la figure d'un homme qui a
trop dormi!...
MOULINEAUX
Allons donc? K!i ! bien vrai, vous êtes physionomiste.
MADAME AIGUEVILLE, éc'ntant en sauglols.
Ah! mes enfants... mes enfants... que je suis heureuse de vous revoir.