SCENE XYI
Les Mêmes, SUZANNE
SUZANXE, descendant au 1, furieuse.
Ah ! ça, dites donc, vous vous moquez du monde.
MOULIXEAUX.
Suzanne !... Ah bien, il ne manquait plus que ça!
SUZANNE, voyaut Hosa.
Encore une personne... Ah ! c'est trop fort 1
Elle remonte furieuse jusqu'au fond et redescend. ROSA, à Moulineaux.
Qui est cette dame? {n° 3).
MOULINEAUX, bas (U" 2).
Rien. .C'est la caissière... elle a une maladie de nerfs,
ne fais pas attention... (a Suzanne qui est juste redescendue. )
Je vous en prie, calmez-vous... Suzanne, pas de scandale!
ACTli u,-. U\, !•; oli 79
SUZANNE, Irôs nerveuse.
Il fallait me dire que vous vouliez me faire une myslilicalion... 11 fallait me dire (|iic vous étiez avec votre maîtresse!
ROSA, bondissant.
IIeia!...Ah! mais, madame, pour qui me prenezvous? Sachez que je suis une cliente... Je viens me commander une robe.
Elles se sont rapprochées l'iiae de 1 autre, séparées seulement par Moulinenus.
SUZANNE
Ah! ce n'est pas à moi qu'il faut la raconter celle-là !
ROSA
Comment?
MOULINE AUX.
Mais, je vous assure....
SUZANNE
Vous aussi... Eh bien, mon ami, vous avez de l'aplomb !
R03 A , très aiijre.
Mon cher, quand on est l'amant de sa caissière, la première chose est d'éviter à ses clientes des avanies pareilles !
MOULINE AUX, éclatant.
Allons, bon, l'amant de la caissière, à présenti
SUZ.\NNE, vivement.
Où ça? quelle caissière?... Qu'est-ce qu'elle raconte?
M O U L ! N E A U X , abasourdi.
Mais rien 1 rien! .. Elle ne s'occupe pas de vous.
R0::'A, vi Veillent.
Je suis une femme comme il laut... monsieur est mon couturier.
Encore !
■1» TAILLEUR POU 11 DAMIiS
nos A; vivement.
Oui, encore... et la preuve que monsieur n'est qu" ça, c'est que je suis venue avec mon époux.
SUZANNE, affoctaut de rire.
Votre époux, je voudrais bien le voir!...
ROS A, vivement.
Mais vous le verrez 1 11 csl en bas, qui promène le chien...
îvl ou L INEAUX, abasourdi et gagnant la droite.
Oh! la la la la!
ROSA
Eh! tenez... je l'entends.
Elle remonte vers le fond.