SCENE PREMIERE MOULINE AUX, ÉTIEXXE
Aa lever dn rideau, la scène est vide... On entend sonner. Mo:nent de silence.
VOIX d'ÉTIEXXE, dans la coulisse.
Ça ne fait rien, monsieur !
MOULINEAUX, sortant très anxieux de la porte de droite premier plan.
On a sonné! qui est-ce? (Appelant.) Etienne!... Eh bien, Etienne?
ETIENNE, paraissant au fond.
Monsieur?
MOULINEAUX
Qui est-ce qui a sonné ?
ÊTIKNME, haussant les épaules, en faisant mine de remonter.
Oh ! C'est rien !
MOULINEAUX
Comment, rien?
ETIENNE
Non, c'est un înalade qui venait pour une opération... Il m'a demandé si monsieur y était... Je lui a
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ditquc oui... Alors il m'a dit que ça ne lui faisait plus mal et il est parti.
MOULINEAUX
L'imbécile! Eh bien alors quand ce n'est personne on vient dire : « Monsieur, c'est personnel »
ETIENNE
J'ai pensé que c'était inutile.
MOULINEAUX, agacé.
C'est bien, allez.
Il passe au 1 , — très absorbé.
ETIENNE, voyant sa tristesse. Apr^s l'avoir considéré un petit temps.
Monsieur est soucieux, je comprends ça... Je l'avais bien dit à monsieur ! Voilà une nuit de bal à l'Opéra qui ne lui aura pas porté bonheur... Aussi étant donné qu'on fait les choses, il faut les faire proprement.
MOULINEAUX
Hein!
ETIENNE
Monsieur aurait dû me dire : Etienne, je vais au bal... je me serais mis dans le lit de monsieur.
MOULINEAUX
Dans mon lit...
ETIENNE
Oh ! monsieur ne me dégoûte pas... (Mouiineaux hausse les épaules.) j'aurais changé les draps, voilà tout; et les apparences auraient été sauvées.
MOULINEAUX, tout à son idée fixe.
Non, mais où peut être ma femme?
ETIENNE, comme lui l'air tristement songeur.
Oui!... C'est ce que nous nous demandions tout à l'heure à l'office.
MOULINEAUX, même jeu.
Dans une heure il y aura vingt-quatre heures qu'elle aura quitté le domicile conjugal.