‹ TalentiersChapitre 11 sur 16 · BALLADE I»OUH SEIIVIH, KN MEMOIRE, AU PEUPLE SOUVERAIN · texte numérisé non relu

BALLADE I»OUH SEIIVIH, KN MEMOIRE, AU PEUPLE SOUVERAIN

Voici venir le temps où Mai Arbore des fleurs de romance A faire pâlir Paul Delmet ; Populo, maître de la France ; Exigea nouveau sa pitance :

Tout chardon, n'a pas vain espoir, Il en faut de toutes nuances :

Ganivet sera saoul ce soir.

Beaumont las! ne veut plus chômer.

Cecliaiid de soupe et d'ignorance

A la Chambre croit affirmer

Du sieur Prudhomme l'éloquence ;

C'est en vain que Waldeck dépense

Les mille et les ceiil du tiroir,

Ni Beaumont, ni Caron n'ont chance ;

Ganivet sera saoul ce soir !

Dupré casque, mais se démet Le mulle extrava<^ue et finance ; Ce n'esl (ju'à l'urne qu'on omet Le nom piteux du tanneur rance.

Ah! l'sangdu peuple crie uincjeance (lérault n'a plus qu'à se mouvoir Pour avoir les voix de l'engeance :

Ganivet sera saoul ce soir!

ENVOI à Walueck-Kousseau

Prince des veaux, en l'occurence, Accepte à ton tour le crachoir, A Com-art laisse le silence:

Ganivet sera saoul ce soir.

HALLADK SUR L HKHOÏSMK DU SIEUH IIEXHI AUGER,

dit Erasme potard-rovalistk-mouchard.

Chantre benêt, gagaïsant, Quelque refrain que l'on évince Applaudi des pleutres plaisants, Sortis des immondes provinces, Tous les bidets qu'il faut (ju'on rince, En l'honneur de l'astèque... loin, Ne nettoieront l'anus trop mince; Car Erasme ne se bat point

Preux et roublard des Temps présents,

A l'instar d'un Mayer, il pince

Le fleuret comme un bout de zan;

11 a son dieu, son roy, son prince

Et c( pharmacie » avec l'engince

Que la jeunesse de l'A, oint

Elamberge au vent ! — Le clysoir grince !

Car Erasme ne se bat point

Cette mouche aime le l'aisan ; Lépine abolit l'art des pinces Aux roulades du déposant Tel un Alibert, que tu vinses 0 puant Breton qu'on émince, Ainsi que le quartier d'un coin^, Qui l'eut cru... 6 duc de Bnigaince!

Mais iilrasme ne se bat point

ENVOI

Prince royal, ce fds de foin Dont nul ne peut tirer uingiiice Se prétend le fils des Chouans Mais Erasme ne se bat point

(... Jai oublié mon porle-monnaie.) {Les PauvrcR de cinq heures )

ballade consolathice kx favfatr de la « Question sociale )>

0 carcasse ! ton exit^ence Est nulle et de mauvaise aloi ; Il te sied de rester la panse Creuse, comme un texte de loi.

Ventre d'Uhu ! ventre de roi !

Tout pour les râteliers gâtés !

( — Au ventre vide, désarroi ! — ) Honte à quiconque abaisse ma fierté.

Tu le rideras moins; condense, Si tu manges avec tes doigts Les frites douces de tes transes, Les Rotschild ont plus faim que toi.

— L'appétit les met en émoi.

Malgré la truffe et le pâté. — Quand tes entrailles grincent, bois; Honte à quiconque abaisse ma fierté

Spcranzaf viendra bien la Chance.

Fil sais, la Chance... elle fait choix D'un ((iiatorzième, à la bombance, — D'un mauvais bou<^re comme toi. - Va, nous passerons tôt l'octroi Malgré douaniers et ratés.

Aux (^ondé restent les Rocroy.

Honte à quiconque abaisse ma fierté.

ENVOI

Notre-Dame de la Pitance, Passez donc un soir visiter Mon porte-feuille des Phinances.

Honte à quiconque abaisse ma fierté,

Larroumet - Jules Lemaitre - René Doumic Georges Oiinet

BALLADE LIMRE TOUCHANT L IGNOMINIE DES THÉORIES SOCIALES DU SIEUH .T. ALLEMANE ET CONSORTS, ET EN FAVEUR DES MUSES.

Il VOUS faudra fermer boutiques, Au grand dam des petits lettrés, Vanier, Deschamps, rosses étiques ; Aux comptes pas du tout carrés !

Il te faudra, mon cher Barrés, Etre clown épris de voltige !

Adam, plus de te romans dores f )) Car Allemane fait à Lycurgue la pige.

Guesde, Basile d'esthétique,

Lemire, ce puant curé.

Vont dire à Clovis, barde épique.

Qui pince des luth éplorés :

<k Prend le soc, — fauclie tes regrets i)

— Cependant Parthénon érige

A son fronton des Xoms dorés?

— Mais Allemane h\k à Lycurgue la pige

— Or (;a, la Muse nioiirrait près Quelque Coppée acndéiniciue ?

Un vieux Manuel, juil" antique.

Lui lésinerait son cyprès V Vénérable Monsieur Jaurès, Elle tient en mains des prodiges î Voyons, elle s'amenderait?

— Non! Allemane fait à Lycurgue la pige ?

ENVOI

Apollo, vieux chantre azuré Qui, ma lyre et ma voix, diriges Tu seras a citoyen ))... paraît !

Puisqu'Allemane fait à Lycurgue la pige.

liAI.LADK SUR (iKOIUlK OHNKT (c'kST TOIT DUU:)

La férule d'un Larroumet, D'un Lemaîtrc ou d'un R. Doumic l'ait se tordre Monsieur Homais De Orenelle à la rue Lepic ; Des champs recueille tous les (sic) Et les consigne dans le Temps; Rod en les Débais, tombe à pic :

Ohnet aurait-il du talent?

Vieille pleureuse à la Delmet, Duroclier assure le chic C.hatnoiresque à léger plumet; Aux Bretons en ce et en zV, Qui hantent poètes et llics, Ah! que Montmartre est haut et grand (Pour le Sacré-Cœur, faut des cricks) Ohnet aurait-il du talent?

Mendès piophétise, cl se met Kn posture devant Henri k Ibsen, .ïarry et d'autres mets, (Où dial)le lial)ite Copernic?

— Ce crâne est-il le tien Yorich?..) Hélas! un Shakespeare ne vend Plus guère, c'est l)ien là le hic :

Ohnet aurait-il du talent.

ENVOI

Prince bossu, Toi, l'Améric Vespuce de nos continents !

Tourgneneff n'était qu'un moujick :

Mais Tu es homme de talent.

El de (lUL'hjue côlc (/ne vinl souf/Icr le re/il. Il ij lournail son aile et sendormail conlenl.

lîALi.ADE POUR S ENQUKKIH ^<. DK PLUSIKUHS » PLUS FORTS qui: CmUSTOPHE COLOMB (l)

La croix étant tombée en baisse, Saint-Georges lui dit un Aue ; Et ce niguedouille, sans laisse, S'enquit d'une oie — âpre au duvet :

(Mst-ce l^arrès, cber aux navets Chus au Jardin deHérénice?) Où la (.c (V Anvers qui se dévêt'?

— C'est nous qui sont les naturisses

Lepelletier fournit la graisse Au rejeton inachevé :

— (( Voici la gare, afin que paisse L'anarchiste (!) que j'ai bavé. »

— Toni Pouce a vu des bois en mai, Des paings, des hommes; des bâtisses Que des Guerriers achevaient :

— C'est nous qui sont les naturisses !

(1) . . Lui, découvrit li'S Auu'rii|iie.s.. I^t'ulj 1... une inoilic du inciuli' ; nous siinpleinenl, t'I d'un coup, n(»us (h'couYroiis la Terre. (Les iialurisles marseillais), — car ils le sont tous.

Il dit ; (f Fallut-il (jue ju naisse

Pour acclamer tous vers mauvais;

Découvrir Zola, La Jeunesse,

(Aux quais mon Proucllion est lavé !...)

Tiens !... de l'eau !.. . Je m'en vais rêvé v

Il court médilcr un pavé,

Sous l'œil béat de la police,

Un agent !... nul ne le savait !

— C'est nous qui sont les naturisses.

ENVOI

Pipis ! boudins ! soleils levés !

Toi, Terre, ma bonne nourrice, YsL, fêtais rien hier... c'est prouvé ! Si t'ES, c'est grâce aux naturisses.

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