FÉLIX P
L'habil ne fait pas le moine, les guêtres — ou les chaussons — ne font pas les pieds. (Le beaupère de Félix I)
HALLADE POl'U SENQUKIUR SI CE Qll VIENT DE LA FLUTE s'en RETOURNE BIEN AT TAMIJOTH
Sans Médée et sans Argonautes,
— Mais sans Lockroy ! — Faure-.Tason, Sans même abandonner La Coin
A su conquérir la Toison :
— Le Mouton qu'on donne à foison,
— Qu'on donne? — Non .'mieux; qu'on achète Au rabais ou d'occasion ;
La toison ne fait pas la bcte.
Nul Naufrage, digne de Plante, A conter pendant la saison.
Les reins dans la cheminée haute, Et les pieds nus vers les tisons, Faudra ciiercher des trahisons.
Pour qu'on taille encor des bavettes,.
(Y'a des Juifs dans les garnisons).
La toison ne fait pas la IxMe.
Si le Gzar redevenait l'hôte...
On irait à la Malmaison; On emmènerait ce vieux Lauth' De copains, quoi : Judet, Brisson Puis en regardant l'horizon, On échangerait des rosettes A tort, à travers, sans raison ; La toison ne fait pas la bête.
ENVOI
Veaux, vaches, brebis et cochons, Peaux qu'il retannera peut-et.e Dites-lui dans l'exhalaison :
La toison ne fait pas la bête.
{Tout groin quémande des truffes !)
A LA Maison L... TELLIER
Pustules et poireaux aux *' quotidiens" fleurissent ! A leur seuil, on vend la Gloire au rabais. — Un Sou ! Des Arthur, des Fernand,des autres, concupissent, Et s'excitent devant leurs putatifs dessous.
On prime ! — L'hôtelier hante le bar — J'y songe : Catullus qui s'effrite en rythmes filandreux, Des potardsjdes youpins et des marchands d'épongé Qui se rincent la rate en " ni as-lu-la " sérieux.
Des roussins, au billard, s'épatent sur leurs billes; Linthillac, attristé, veut des bustes piteux. Pour les faire ériger en ces experts milieux...
La Jeunesse contemple et bombarde son style
Au groin de tous ces notaires à succès
Dont la plume était due — hélas ! — à nos procès.
« Il ne s'atrit paf» de 300,000 francR qu'ont pu toudior quelques «léputé?., mais (ks 8')0. 000,000 r<'sl<-s <l:ins leK mains de ces entrepreneurs (1 >. (I/:i{fuin; l'anam.'i', G. Mif;;'li'r Echo de Paris).
BALLADK l'OUR S ENQUERIR DU PRIX A METTRE POUR TOMBER LE (( DIVIN » FAR LES TIU)M- PETTES d'un (( JOURNAL )^ CÉLESTE
Les marions de plume et les poux
Qui se réclament des gazettes,
Eperonnent vers les gros sous
(Ça rapporte, l'historiette
Le scandale et les amourettes),
En style intègre — nègre ou blanc —
Pour le journaliste en vendette,
La mort d'un homme, c'est cinq francs!
Bas talentiers, chercheurs de clous Dont la chronique sue... halète...
Panama est la source — égoùt Où s'abreuvent de vieux esthètes ; — Xau, scribe nul, tient la buvette.
Tel Goron, écrivons flamand.
Qu'un Sproncke tranche comme il pète.
La mort d'un livre c'est cinq francs.
(1) Rappelons que, durant tout lo Procès Panama, le Journal des Leteilier, ex-entrepreneurs, avait une rubrique ainsi commue Falïaire Arton — en effet, il ne iallait plus confondre!
D'autres, féroces de dessous,
Devaut du Shakspeare s'embêtent.
Ils cotillonnent du Sardou
Ce pendant qu'un Bauer se jette
Au cou de toutes les pépettes
Et galipette avec les Brand
Et les Ubii (qu'il interprète).
La mort d'un drame c'est cinq francs.
Envoi
Chefs-d'œuvres aimés sur l'Hymète Qui criliciue au ciel dans le <( Temps )>? Ange, dis-nous par tes trompettes : La mort d'un dieu... est-ce cinq francs?
Maurice Barrés
BALLADE VOVn TOUS CET'X QUI HACCHOCHENT LE JOUli
Si Barrés est prince et cocu, Prince de toutes les jeunesses, Et cocu de par tous les culs ; S'il acclame tous les Nénesses :
Boulanger, Benan, La Jeunesse, Qu'il sache qu'on rencontre, autour Des cages où chante la presse, Miss Vervoort raccrochant le jour.
Si Bochefort, oncle vaincu, Arde ses rêves en détresse, Ce, devant toutes les Becu; Si Bochefort prend les express'f^s, La peur lui trouant les deux l'esses, Qu'il sache bien qu'à tout retour Il faut... manger quand la faim presse Miss Vervoort raccroche le jour.
Si Liane pour cent écus Se conduit comme une drôlesse, Si Mayer pouiiend les vaincus De la gauche (à droite, duchesse l) Si Savary, par politesse, Proclame avec Darwin, l'amour Hors nature avec les négresses, Miss Vervoort raccroche le jour.
Envoi à Félix I
Roi, dont un aïeul fut à Bres'se Cy, qui tressa des chaussons pour Te coller plus tard sa gonzesse.
Miss Vervoort raccroche le c( Jour »
BALLADE SUR LKS AVANTAGES QUASI INTEL- LECTUELS RT PROU SEXUELS DU SIEUR BARRÉS
Chose et Machin se voient traduire Par Oman-Barrès étonné Lui-même de son jeune empire.
Vervoort cliché l'instantané ; Cependant ^c j'accuse )> le nez Du renanisant idolâtre D'être à Moïse écussonné :
Le circoncis Barrés se châtre.
Trop de a: moi >> en lui seul conspirent Livres et murs sont rançonnés, (C'est Mille-voye pour Lemire) Que le Journal est fortuné D'avoir la prose d'un Ohnet!
Aux vespassiennes Xau replâtre Les talents déjà surannés :
Le circoncis Barrés s y châtre.
Le cœur du Chérubin soupire Pour tout Ernest. Contre Phryné M\nos> junior se fait inscrire . Cette nudité l'a gêné Brown-Sequard et sous-cutané!
Les danseuses de nos théâtres Ne Font point encor chiffonné :
Le circoncis Barrés se châtre.
ENVOI
Thuriféraires sans séné, Ni rhubarbe pour cet emplâtre Drumont, eunuque chevronné Le circoncis Barrés se châtre.
MlLLEVOYE
François Coppée
« M. Ft-ançois Coppée sera ce soir, au banc d\i' livres » {Curé de N.-D. des Chardonerels^ place Mauhé).
BALLADE SUR LA DOUCEUR DU CONFESSIONNAL DERNIER DU TRISTE HÈRE QU'eST FRANÇOIS COPPÉE.
Coppée est allé à confesse
Pour y dire à Dieu : (c C'est la fin !
(( Je sens que mon âme en détresse
<k A besoin de vos séraphins ;
« Prêtez-moi leurs concours divins;
(( Que Pierre ne cherche pas noise
(( A ma grande scélératesse,
a Quand mourra la vieille Françoise.
« Mon cœur fait la pige aux négresses,
(( Tant il a joué les scapins
ce Aux pieds de toutes les pi'incesses,
(( Aux genoux de tous aigrefins.
(( (Que la plume de TArétin
(1 Manque à cette ère trop bourgeoise!)
u Qui serai-je au nouveau Lutrin
— a. Quand mourra la vieille Françoise V
ot Orphée est moins célèbre en Grèce
a Que moi, de Stockolm à Pantin
a C'est Populo qui me caresse
<( f)u suffrage menu fretin
(( Qui se réclame du Bottin;
(( Pourtant la jeunesse me toise
<r Et déjà dit de moi : Crétin î
— c( Quand mourra la vieille Françoise ?.
ENVOI
(( Seigneur Jésus, fais qu'au festin (( On me verse aussi la cervoise, (( Qu'au ciel, elle aille en fantassin (( Quand mourra la vieille Françoise.
Apportez le rosbif de M. Anatole.
Il a besoin de loulcs ses forces ce soir.