SCÈNE IV
LE LANDGRAVE, ELISABETH, les Gni ^ali .,:us. Chanteurs, Seigneurs, Dames, Pages.
(Jaatre pages prennent les ordres du Landgrave. — Marche. — Les chevaliers et les comtes av6c leurs dames sont reçus par 1« Landgrave et par Elisabeth ; leur suite reste au fond.
CHOEUR
Salut à toi, noble édijBce !
La paix, les arts te prêtent leur splendeur.
Qa'un cri s'élève et retentisse :
Landgrave Hermann, h toi joie et bonheur 1
Pendant le chœur, d*&utres invités entrent. — Tous prennent place sur les estrades. — Les chevaliers-chanteurs entrent et sont conduits à leur place par les pages.
LE LANDGRAVE, se levant, aux chevaliers-chanteurs.
Souvent ces murs, en des jours de liesse, Ont retenti de vos chants d^allégresse; Leur chaste joie et leur noble sagesse Ont su ravir et charnoier notre cœur ! Quand notre épée était ensanglantée En combattant pour Thonneur du pajs.
Quand la fureur du Guelfe était domptée, Et de nos murs la discorde écartée, D'autres latïriers par vous furent conquis,
A tout ce qui charme et sait plaire,
Aux vertus, à la foi sincère,
Vous avez conquis par vos chants
Mille triomphes éclatants !...
Que môme fête aujourd'hui rccomm.ence I
Puisqu'un vaillant chanteur est en ces lieux ^rès des amis qu'affligeait son absence, De ce retour la cause, je le pense.
Est un mystère, un secret merveilleux. Grâce à vos chants, qu'un tel secret s'éclaire, Ll'est là le but offert à vos esprits;