SU R S O N
e i o n e v k , le Grand-Prêtre. Arthenée Demande un entretien secret.
ATAR, à sa suite.
Eloignez-vous... Qu'il vienne , Urson. Que nul Sujet,
Dans cette agréable journée , D'un seul refus d'Atar n'emporte le regret.
S C E pï E IL
ARTHENEE, ATAR. Tout le monde s'éloigne
du Roi.
L ARTHENEE s'avance.
e s Sauvages d'un autre monde # Menace d'envahir ces lieux; Au loin déjà la foudre gronde.
Ton Peuple superstitieux , Pressé comme les flots, inonde , Le parvis sacré de nos Dieux.
ATA R
De vils brigands une poignée , Sortant d'une terre éloignée, Pourrait-elle envahir ces lieux?
Pontife , votre ame étonnée...
Qu'il faut combattre, Qu'il faut abattre Un ennemi présomptueux: 1 Le sol aride De la Torride A soif de son sang odieux.
Par des mesures
Promptes et sûres, v Que l'Armée ait un Commandant, >:
Vaillant > fidèle, *
Rempli de zèle :
Mais, sur ce devoir important, i
yue le caprice De ta milice, " * ê ,Ne régie point , lè choix d'Atar.'
• • \ Q.ue le. murmure,,.
, Comme un*- 1 injure, - Aujjt ; puni d'un coup de poignard. , •
v~ -A- A. & <ity/w£ . \
Apprends-moi donc , 6 Chef 'des Brames !
Ccvju'Àtar "doit penser"" de" "toi?.
•- : AVH/ia zciatt ur Oe la Fm
Du passage çternel des an^es !
Le plus vii animal esjt nourri de la main j
Tu craindrais- d'en purger la terre l> \
Et cependant tu brûles daus la guerre,.
De voir couler des Ilots de sang humain î
. • A R TU ENE K.
Ah ! d'une antique absurdité^ »
Laissons au peuple les chimères. , 4 .,. r ' ^ Pontife et Roi doivent en frères , Soutenir leur autorité** Tant qu'ils Vacéorilent bien ensemble 9 Que le peuple ainsi ^ayotté, ; Souffre, obéit, et croit , et tremble , Le pouvoir est en pureté; .
; ■■ . . AT A R
Dans ta politique nouvelle , ' Comment mes intérêts sont-ils uais aux tiens î
A R T II ENEE, Ah ! si ta couronne chancelle ; Mon Temple , à moi , trombe avec jeljev Atar , ces farouches Chrétiens Auront des Dieux jaloux, des miens :
Ainsi qu'au Troue, , tout partage, En fait de culte , est un outrage.
Pour les dompter , fais que nos Indiens :
Pensent que le Ciel même a conduit nos mesures. Le nom du Chef dont nous serons d'accord, Je l'insinue aux Enfans des Augures.
Qui veux-tu nommer?
Altamort.
ARTHENEE.
Mon fils !
ATAR
J'acquitte un grand service, A R T H E N E E.
Que devient Tarare ?
Il est mort.
Il est mort !
Oui , demain / j'ordonne qu'il périsse.
A'R'T 11 E^';B «... * Juete Ciel î crains Atar*..i •. , ■,. ï . > î .; ;
A T A R , dédaigneusement.
Quoi craindre? mes remords?
.Crains de paye/ de ta: couronne, Un attentat sur sa personne î £>es Soldats seraient les plus forts.
Si, sur un prétexte frivole, Tu les prives de leur Idole , Cette milice en sa fureur , Peut , oubliant ton rang et ta naissance...-
A T A l\é J'ai tout prévu; Tarare dans l'erreur, Court à sa perte en cherchant la vengeance.
Qu'une grande solemnité Rassemble ce peuple a^ité.
De se$ cris et de ses murmures , Montre-lui le Ciel irrité.
Prépare ensuite les Augures j ^ ,
f Et , par d'utiles impostures >
Consacrons notre autorité» ( II sort. )
O ART HE NEE seul. ; politique consommée !
Je tiens le secret de l'Etat j Je fais mon (ils Chefs de l'Armée; A mon Temple je rends l'éclat, Aux Augures leur renommée.
Pontifes, Pontifes adroits î ' ., Remuez le cœur de vos Rois.
Quand les Rois craignent, Les Jrretres régnent. ; La Thiare aggrandit ses droits.
Eh ! qui sait si mon fils , un jour maître du monde ï... ( Il voit arriver Tarare ; il rentre dans le Temple. )
DT A R A R T.- seul. ( Il fève. ) E quel nouveau malheur suks-je encor menacé?
O Brama! tire-moi de cette nuit profonde.
Ce matin quand j'ai prononcé : • /- , Qu'à son amour If sa réponde; Un signe effrayant? m'a gtacé.;.
De quel nouveau malheur suîs-^e encor menacé ? Q Brama ï tire-moi de cette* Huit profonde.