‹ Tarare, ou le despotisme Mélodrame en 5 actesChapitre 12 sur 41 · SU R S O N · texte numérisé non relu

SU R S O N

e i o n e v k , le Grand-Prêtre. Arthenée Demande un entretien secret.

ATAR, à sa suite.

Eloignez-vous... Qu'il vienne , Urson. Que nul Sujet,

Dans cette agréable journée , D'un seul refus d'Atar n'emporte le regret.

S C E pï E IL

ARTHENEE, ATAR. Tout le monde s'éloigne

du Roi.

L ARTHENEE s'avance.

e s Sauvages d'un autre monde # Menace d'envahir ces lieux; Au loin déjà la foudre gronde.

Ton Peuple superstitieux , Pressé comme les flots, inonde , Le parvis sacré de nos Dieux.

ATA R

De vils brigands une poignée , Sortant d'une terre éloignée, Pourrait-elle envahir ces lieux?

Pontife , votre ame étonnée...

Qu'il faut combattre, Qu'il faut abattre Un ennemi présomptueux: 1 Le sol aride De la Torride A soif de son sang odieux.

Par des mesures

Promptes et sûres, v Que l'Armée ait un Commandant, >:

Vaillant > fidèle, *

Rempli de zèle :

Mais, sur ce devoir important, i

yue le caprice De ta milice, " * ê ,Ne régie point , lè choix d'Atar.'

• • \ Q.ue le. murmure,,.

, Comme un*- 1 injure, - Aujjt ; puni d'un coup de poignard. , •

v~ -A- A. & <ity/w£ . \

Apprends-moi donc , 6 Chef 'des Brames !

Ccvju'Àtar "doit penser"" de" "toi?.

•- : AVH/ia zciatt ur Oe la Fm

Du passage çternel des an^es !

Le plus vii animal esjt nourri de la main j

Tu craindrais- d'en purger la terre l> \

Et cependant tu brûles daus la guerre,.

De voir couler des Ilots de sang humain î

. • A R TU ENE K.

Ah ! d'une antique absurdité^ »

Laissons au peuple les chimères. , 4 .,. r ' ^ Pontife et Roi doivent en frères , Soutenir leur autorité** Tant qu'ils Vacéorilent bien ensemble 9 Que le peuple ainsi ^ayotté, ; Souffre, obéit, et croit , et tremble , Le pouvoir est en pureté; .

; ■■ . . AT A R

Dans ta politique nouvelle , ' Comment mes intérêts sont-ils uais aux tiens î

A R T II ENEE, Ah ! si ta couronne chancelle ; Mon Temple , à moi , trombe avec jeljev Atar , ces farouches Chrétiens Auront des Dieux jaloux, des miens :

Ainsi qu'au Troue, , tout partage, En fait de culte , est un outrage.

Pour les dompter , fais que nos Indiens :

Pensent que le Ciel même a conduit nos mesures. Le nom du Chef dont nous serons d'accord, Je l'insinue aux Enfans des Augures.

Qui veux-tu nommer?

Altamort.

ARTHENEE.

Mon fils !

ATAR

J'acquitte un grand service, A R T H E N E E.

Que devient Tarare ?

Il est mort.

Il est mort !

Oui , demain / j'ordonne qu'il périsse.

A'R'T 11 E^';B «... * Juete Ciel î crains Atar*..i •. , ■,. ï . > î .; ;

A T A R , dédaigneusement.

Quoi craindre? mes remords?

.Crains de paye/ de ta: couronne, Un attentat sur sa personne î £>es Soldats seraient les plus forts.

Si, sur un prétexte frivole, Tu les prives de leur Idole , Cette milice en sa fureur , Peut , oubliant ton rang et ta naissance...-

A T A l\é J'ai tout prévu; Tarare dans l'erreur, Court à sa perte en cherchant la vengeance.

Qu'une grande solemnité Rassemble ce peuple a^ité.

De se$ cris et de ses murmures , Montre-lui le Ciel irrité.

Prépare ensuite les Augures j ^ ,

f Et , par d'utiles impostures >

Consacrons notre autorité» ( II sort. )

O ART HE NEE seul. ; politique consommée !

Je tiens le secret de l'Etat j Je fais mon (ils Chefs de l'Armée; A mon Temple je rends l'éclat, Aux Augures leur renommée.

Pontifes, Pontifes adroits î ' ., Remuez le cœur de vos Rois.

Quand les Rois craignent, Les Jrretres régnent. ; La Thiare aggrandit ses droits.

Eh ! qui sait si mon fils , un jour maître du monde ï... ( Il voit arriver Tarare ; il rentre dans le Temple. )

DT A R A R T.- seul. ( Il fève. ) E quel nouveau malheur suks-je encor menacé?

O Brama! tire-moi de cette nuit profonde.

Ce matin quand j'ai prononcé : • /- , Qu'à son amour If sa réponde; Un signe effrayant? m'a gtacé.;.

De quel nouveau malheur suîs-^e encor menacé ? Q Brama ï tire-moi de cette* Huit profonde.

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