SCENE VII
TARARE démasqué, URSON, SOLDATS armés de massues .C ALPIGI, EUNUQUES entrant de l'autre coté. Tt/r URSON.
1? X a r c h e z Soldats , Doublez le pas ,
CALPIGI.
Quoi î des Soldats !
N'avancez pas.
URSON, aux Soldats.
Suivez l'ordre que je vous donne* CALPIGI, aux Eunuques.
IVe laissez avancer personne.
( 5 7 ) CHOEUR de Soldats.
% Doublons le pas.
CHOEUR d'Eunuques.'
N'avancez pas.
Pour tous cette enceinte» est sacrée.
CHOEUR de Soldats.
Notre ordre est d'en forcer l'entrée.
CALPIGI.
Urson , expliquez- vous.
Le Sultan agité
Sur l'effet d'un courroux qu'il a trop écouté,
Veut que l'affreux Muet soit massolé , jeté
Dans la mer , et pour sépulture ,
Y serve aux- monstres de pâture.
C ALPIGI se met entr'eux et Tarare.
Le voici : de sa mort y Urson , je prends le soin.
Les jardins du Sérail sont commis à ma garde ;
Mes Eunuques sont prêts.
URSON.
Pour que rien ne retarde,
Son ordre est que j'en sois témoin.
Marchez Soldats , qu'on s'en empare.
( Les Soldats lèvent la massue. )
UN SOLDAT s avançant.
Ce n'est point un Muet.
URSON*
^ Quel qu'il soit.
TARARE, w tournant vers eux.
C'est Tarare.
URSON; Tarare î... y ( Les Soldats et les Eunuques reculent par respect. ) CHOEUR de Soldats et d'Eunuques.
Tarare î Tarare !...
CALPIGI, Un tel coupable , Urson , devient trop important , Pour qu'on l'ose frapper sans l'ordre du Sultan.
( A Tarare y à part* ) En suspendant leurs coups , je te sauve peut-être.
URSON avec douleur.
Tarare infortuné î qui peut le désarmer ?
Nos larmes , contre toi , vont encor l'animer !
C H OE U R douloureux de Soldats.
Tarare infortuné ! qui peut le désarmer ? * Nos larmes , contre toi ? vont encor l'animer ! ' t - TARARE.
Ne plaignez point mon sort ; respectez votre Maître, Puissiez-vous un jour 1 estimer!
( On emmène Tarare. )
U R SON, bas à Calpigi.
Calpigi , songe à toi j la foudre est sur deux têtes.
( // sort. )