‹ Tarare, ou le despotisme Mélodrame en 5 actesChapitre 37 sur 41 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

Marche nationale. Soldats en bon ordre.

Quatre Membres de t assemblée du Peuple. L'un , militaire ; le second , du Collège Jcs Brames ; le troisième , un Citoyen ; le quatrième t un Cultivateur ; portant un autel, sur lequel est écrit : AUTEL DE LA PATRIE.

Quatre autres Membres , ainsi mêlés , portent un grand lÀvre avec cette inscription sur; la couverture: Livre os la Loi: une grande couronne d'or est posée sur ce livre.

Deux autres portent le manteau royal pourpre à étoile tt or.

Deux autres , le sceptre et la main de justice,

7owf le reste marche ainsi confondu.

Tfarare et Astasie montent sur le tr6nv. it Atar , à droite,

URSON et CALPIGI, au nom du Peuple.

Roi , nous mettons la liberté .Aux pieds de ta vertu suprême, fiouverne ce Peuple qui t'aime , far les loix et par l'équité.

* Il dépose en tes mains, lui-^même, Sa redoutable autorité.

On lui donne le sceptre et on lui met Je manteau royal sur les épaules» Deux femme* s'avancent vers Astasie,

Duo.

Et vous , Reine , Epouse sensible Qui connûtes l'adversité; fiu devoir souvent inflexible , Adoucissez l'austérité.

Tenez son grand cœur accessible Aux soupirs de l'humanité.

Tous les ordres de l Etat se prennent sous le bras , et, s' avançant en cercle ainsi confondus , répètent en chœur avec enthousiaJme m Roi , nous mettons la liberté Aux j)ieds de ta Vertu suprême; etc.

JDes Danseurs de ces diffcretts prdres composent une danse mêlée, où chue un conserve le caractère de son état , en versant alterna* ti veinent de l'encens sur le feu de t Autel de la Liberté, Deux Bonzes suivis de quelques fierges bramines s'avancent et disent : < -,

Du culte de Brama , Prêtres infbrtunéé î A vivre sans bonheur , sommes-nous condamnés?

TARARE/^ Levant.

Pe tant de retraites forcées ^ Que les barrières soient brisées î Que l'Hymen, par ses doux liens , Leur donne à tous des jours prospères.

Peuple heureux! les vrais Citoyens, Ce. sont les époux et les pères.

( Toute V assemblée lève les mains en signe a approbation» ) Ici des danses mêlées , au cfioîx et bon goût dit Maure des ballets, se forineront suivant les caractères.

SPINETTE et C A L P I G I , s'avance.

SPINETTE se courbant.

Seigneurs.

C A L P I G I se courbant.

< Seigneurs.

Cette loi si douce et si sage> Qui fait tant d'heureux parmi vous ; Du divorce l'antique usage, Daignez rétendre jusqu'à nous.

SPINETTE vivement.

Rompez des nœuds insuportables,

CALPIGI, Ah ! plus imprudens que coupables.

E w D u o. \ L'amour nous avait égarés* . , ' * ,

Spi nette. Nous "brûlons d' "J , .

Calpigi. Nous devons j être séparés.

T A R A R E fe levant.

Vous le voulez tous deux ! Eh bien vous le serez. Danse pittoresque peignant le sentiment d'un divorce , ou de gçns qui se fuient et prennent £ autres engagemens.

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