SCENE PREMIERE
Marche nationale. Soldats en bon ordre.
Quatre Membres de t assemblée du Peuple. L'un , militaire ; le second , du Collège Jcs Brames ; le troisième , un Citoyen ; le quatrième t un Cultivateur ; portant un autel, sur lequel est écrit : AUTEL DE LA PATRIE.
Quatre autres Membres , ainsi mêlés , portent un grand lÀvre avec cette inscription sur; la couverture: Livre os la Loi: une grande couronne d'or est posée sur ce livre.
Deux autres portent le manteau royal pourpre à étoile tt or.
Deux autres , le sceptre et la main de justice,
7owf le reste marche ainsi confondu.
Tfarare et Astasie montent sur le tr6nv. it Atar , à droite,
URSON et CALPIGI, au nom du Peuple.
Roi , nous mettons la liberté .Aux pieds de ta vertu suprême, fiouverne ce Peuple qui t'aime , far les loix et par l'équité.
* Il dépose en tes mains, lui-^même, Sa redoutable autorité.
On lui donne le sceptre et on lui met Je manteau royal sur les épaules» Deux femme* s'avancent vers Astasie,
Duo.
Et vous , Reine , Epouse sensible Qui connûtes l'adversité; fiu devoir souvent inflexible , Adoucissez l'austérité.
Tenez son grand cœur accessible Aux soupirs de l'humanité.
Tous les ordres de l Etat se prennent sous le bras , et, s' avançant en cercle ainsi confondus , répètent en chœur avec enthousiaJme m Roi , nous mettons la liberté Aux j)ieds de ta Vertu suprême; etc.
JDes Danseurs de ces diffcretts prdres composent une danse mêlée, où chue un conserve le caractère de son état , en versant alterna* ti veinent de l'encens sur le feu de t Autel de la Liberté, Deux Bonzes suivis de quelques fierges bramines s'avancent et disent : < -,
Du culte de Brama , Prêtres infbrtunéé î A vivre sans bonheur , sommes-nous condamnés?
TARARE/^ Levant.
Pe tant de retraites forcées ^ Que les barrières soient brisées î Que l'Hymen, par ses doux liens , Leur donne à tous des jours prospères.
Peuple heureux! les vrais Citoyens, Ce. sont les époux et les pères.
( Toute V assemblée lève les mains en signe a approbation» ) Ici des danses mêlées , au cfioîx et bon goût dit Maure des ballets, se forineront suivant les caractères.
SPINETTE et C A L P I G I , s'avance.
SPINETTE se courbant.
Seigneurs.
C A L P I G I se courbant.
< Seigneurs.
Cette loi si douce et si sage> Qui fait tant d'heureux parmi vous ; Du divorce l'antique usage, Daignez rétendre jusqu'à nous.
SPINETTE vivement.
Rompez des nœuds insuportables,
CALPIGI, Ah ! plus imprudens que coupables.
E w D u o. \ L'amour nous avait égarés* . , ' * ,
Spi nette. Nous "brûlons d' "J , .
Calpigi. Nous devons j être séparés.
T A R A R E fe levant.
Vous le voulez tous deux ! Eh bien vous le serez. Danse pittoresque peignant le sentiment d'un divorce , ou de gçns qui se fuient et prennent £ autres engagemens.