AST ASIE
Qiuoi, cruel! par cet attentat,
Vous payez la foi d'un Soldat
Qui vous a conservé la vie !
"Vous lui ravissez Astasie !
( Levant les mains au Ciel. )
Grand Dieu! ton pouvoir inlini ,
Laissera— t— il donc impuni
Ce crime atroce d'un parjure,
Et la plus détestable injure ?
O Brama ! Dieu vengeur!...
( Elle s'évanouit. Des femmes la soutiennent. On Vas-
C A L P I G I. sied. )
Quel effrayant transport.
; UN ESCLAVE accourant.
Le voile de la mort a couvert sa paupière.
A T A R tire son poignard»
Quoi ! malheureux ! tu m'annonces sa mort !
Meurs toi-même. ( Il le poignarde ( î ).
( Courant vers Astasie. ) Et vous tous, rendez à la lumière L'objet de mon funeste amour.
( i ) Lisez Chardin et les autres Voyageurs. Ces atrocités ni qu'un jeu du despotisme oriental.
A sa douleur trembles qu'il ne succombe;
Répondez-moi de son retour , Ou je lui fais de tous un horrible hécatombe. A S T A S I E revenant à elle apperçoit l'Esclave
renversé, qu'on enlève»
Dieux ! quel spectacle a* glacé mes esprits î
ATA R
Je suis heureux , vous êtes ranimée.
Un lâche esclave , par ses cris, M'ai armait sur ma bien-aimée; / De son vil sang la terre est arrosée ; Un coup de poignàrd est le prix De la frayeur qu'il m'a causée.
A S T A S I E joignant les mains.
O Tarare ! 6 Brama ! Brama !
{Elle retombe, on l'assied*) A T A R.
Dans le Sérail qu'on la transporte :
Que cent Eunuques a sa porte Attendent les ordros d'Irza.
C'est le doux nom qu'à nia Belle j'impose ; C'est mon Irza , plus fraîche que la rose Que je. tenais lorsqu'elle ni 'cm brisa.
( Les Esclaves noirs portent Astasie dans le Sérail ;
tous la suivent,