‹ Tarare, ou le despotisme Mélodrame en 5 actesChapitre 5 sur 41 · AST ASIE · texte numérisé non relu

AST ASIE

Qiuoi, cruel! par cet attentat,

Vous payez la foi d'un Soldat

Qui vous a conservé la vie !

"Vous lui ravissez Astasie !

( Levant les mains au Ciel. )

Grand Dieu! ton pouvoir inlini ,

Laissera— t— il donc impuni

Ce crime atroce d'un parjure,

Et la plus détestable injure ?

O Brama ! Dieu vengeur!...

( Elle s'évanouit. Des femmes la soutiennent. On Vas-

C A L P I G I. sied. )

Quel effrayant transport.

; UN ESCLAVE accourant.

Le voile de la mort a couvert sa paupière.

A T A R tire son poignard»

Quoi ! malheureux ! tu m'annonces sa mort !

Meurs toi-même. ( Il le poignarde ( î ).

( Courant vers Astasie. ) Et vous tous, rendez à la lumière L'objet de mon funeste amour.

( i ) Lisez Chardin et les autres Voyageurs. Ces atrocités ni qu'un jeu du despotisme oriental.

A sa douleur trembles qu'il ne succombe;

Répondez-moi de son retour , Ou je lui fais de tous un horrible hécatombe. A S T A S I E revenant à elle apperçoit l'Esclave

renversé, qu'on enlève»

Dieux ! quel spectacle a* glacé mes esprits î

ATA R

Je suis heureux , vous êtes ranimée.

Un lâche esclave , par ses cris, M'ai armait sur ma bien-aimée; / De son vil sang la terre est arrosée ; Un coup de poignàrd est le prix De la frayeur qu'il m'a causée.

A S T A S I E joignant les mains.

O Tarare ! 6 Brama ! Brama !

{Elle retombe, on l'assied*) A T A R.

Dans le Sérail qu'on la transporte :

Que cent Eunuques a sa porte Attendent les ordros d'Irza.

C'est le doux nom qu'à nia Belle j'impose ; C'est mon Irza , plus fraîche que la rose Que je. tenais lorsqu'elle ni 'cm brisa.

( Les Esclaves noirs portent Astasie dans le Sérail ;

tous la suivent,

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