IO
ALT A MORT, bas.
Mais, Seigneur, ta Haulesse oublie...
À T A l\ , bas.
Je l'élève Alt'amort , pour le précipiter. / ( haut. ) Allez Visir , que Ton publie...
TARARE
O mon Roi î ta bonté doit se taire .adorer.
Des maux du Sort mon ame est peu saisie , Mais celui de mon cœur ne peut se réparer ; Le Barbare -emmène Àsiasie.
, ATA R , avec un signe d'intelligence.
Quelle est cette femme, Altamort ?
Seigneur , si j'en crois son transport , Quelqu'Esclave jeune et jolie.
TARARE, indigne.
Une Esclave ! une Esclave î excuse , ô Roi d'Ormus î A ce nom odieux tous mes sens sont ému*.
Astasic est une Déesse.
Dans mon cœur souvent combattu.
Sa voix sensible , enchanteresse, Faisait triompher la vertu.
D'une ardeur toujours renaissante , J'offrais sans cesse à sa beauté , Sans cesse à sa beauté touchante , L'encens pur de la volupté.
Eilb tenait mon ame active , Jusques dans le sein du repos :
Ah ! faut-il que ma voix plaintive , En vain la demande a,ux échos î
Quoi î. Soldat î pleurer une femme !
1 on Roi ne te reconnaît nas.
Si tu perds l'objet de ta flamme , Tout un sérail t'ouvre ses bras.
Faut-il regretter quelques charmés , Quand on retrouve mille attraits ?
Mais l'honneur qu'on perd dans les larmer p On ne le retrouve jamais.
TARARE, suppliant.
Seigneur !
Qu'as-lu donc fait de ton mâle courage?
Toi qu'on voyait rugir dans les combats ; Toi qui forças un torrent à la nage , En transportant ton Maître dans tes brafi !
Le fer , le feu , le sang et le carnage M'ont jamais pu t.'arracher un soupir; Et l'abandon d'un&Esclavc volage Abbat ton ame , etfta fwrc« à gémir !
TARARE, vivement.
Seigneur , si j'ai sauvé ta vie , x Si tu daignes t'en souvenir , „ A)
' Laisse-moi venger Astasie
Du traître qui l'osa ravir., ^ , 4 r Permets que ? déployant ses aîle* î Un léger vaisseau de transport Me mené vers ces infidèles 7 \ - t Chercher Astasie , ou la mort,