‹ Tarikh es-SoudanChapitre 108 sur 405 · La leçon de l'imprimé est « Ayan · texte numérisé non relu

La leçon de l'imprimé est « Ayan

7. Les deux épithètcs appliquées à Mohammed sont employées sans la mcnion de son nom ; elles ont pour objet de permettre de distinguer ce personnage d'avec les autres dont il est question, sans être obligé de répéter chaque fois son nom.

nouvelle, les filles de Soiuii-'Ali s'étaient écriées : « Askia, expression qui, dans leur langue, signifie : « il ne l'est pas'! » Quand on rapporta ce propos à Mohammed, il enjoignit qu'on ne lui donnât pas d'autre surnom que cette expression, et qu'on l'appelât Askia-Mohammed.

Dieu délivra ainsi les musulmans de leurs angoisses ; il se servit du nouveau prince pour faire cesser les malheurs et les agitations dont ils souffraient. Askia-Mohammed déploya, en effet, le plus grand zèle pour fortifier la communauté musulmane et améliorer le sort de ses membres. Il fréquenta les docteurs et leur demanda des avis sur ce qu'il était de son devoir de faire dans les affaires du gouvernement.

La population qui, sous le règne du Kharédjite Sonni- 'Ali, était tout entière appelée au service des armes, fut dorénavant divisée en deux catégories : l'armée et le peuple. Le prince envoya tout d'abord au prédicateur 'Omar l'ordre de faire sortir de prison El-Mokhtâr-ben-Mohamm(»d-Naddi et de le lui amener afin qu'il le rétablît dans ses fonctions. Le prédicateur répondit que El-Mokhtâr était mort; mais, d'après certains récits, ce serait lui qui se serait hâté de faire périr le prisonnier à ce moment-là. Alors, le prince manda de Biro Omar, le frère de El-Mokhtâr, et l'investit à la place de son frère des fonctions de Tombouctou-Koï.

A la fin de l'année 899^ (1494), Askia-Mohammed s'empara de Zâgha par l'intermédiaire de son frère le Kourmina- Fàri\ Amar-Komzâgho ; cette même année, il livra combat

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