‹ Tarikh es-SoudanChapitre 15 sur 405 · DOXOLOGIE · texte numérisé non relu

DOXOLOGIE

An nom de Dieu, le clément, le miséricordieux! Qu'il répande ses bénédictions sur son prophète, notre seigneur Mahomet*, sur sa famille^ sur ses Compagnons et qu'à eux tous il accorde le salut!

Louange à Dieu, à qui seul appartiennent l'empire, l'éternité, la puissance et la gloire, et dont la science embrasse toutes les choses. Il sait ce qui a été, ce qui sera et aussi comment aurait été ce qui eût pu être. Rien ne lui échappe, pas même ce qui n'a que le poids d'un atome, que ce soit sur la terre ou dans les cieux.

Il donne le pouvoir à qui il lui plaît; il Tôte à qui il veut. Gloire à ce souverain tout-puissant, glorieux et dominateur, qui a imposé à tous les êtres la décrépitude et la mort. 11 est le premier, il n'a pas eu de commencement; il sera le dernier, il n'aura pas de fin.

1. Si j'ai conservé celle orthographe française, c'esî qu'elle offre l'avantage de permetlre de distinguer, sans le moindre effort, s'il est question du prophMedes musulmans ou de l'un de ses nombreux homonymes.

{Histoire du Soudan.) i

2 IINTUODUCTION

Salut et bénédictions au prince des anciens et des modernes, à notre seigneur et maître Mahomet, le sceau des Envoyés et des prophètes, ainsi qu'à sa famille, à ses purs et admirables Compagnons animés de sentiments sincères et dévoués! Que, sans trêve, ni merci, Dieu répande sur eux tous ses bénédictions et qu'il leur accorde le salut!

IINÏRODUCTION

Nous savons que nos ancêtres, dans leurs réunions, s'entretenaient le plus souvent de l'histoire des Compagnons du Prophète et des saints de l'Islam (Dieu leur témoigne sa satisfaction et leur fasse miséricorde!). Ils parlaient aussi des chefs et des princes de leur pays, racontant la conduite de ces personnages, leurs aventures, leurs prouesses, leurs expéditions et la façon dont ils avaient péri. Rien pour eux n'était plus doux que ces récits, et ces causeries passionnaient leurs esprits. Ainsi firent-ils jusqu'au jour où la mort vint mettre un terme à leur existence (Dieu très-haut leur fasse miséricorde!).

La génération (t)', qui vint ensuite, n'eut pas les mêmes préoccupations; aucun do ses membres ne chercha à suivre l'exemple donné par la génération disparue. 11 ne se trouva plus personne ayant le noble souci de connaître les grands de la terre, ou, s'il se rencontra quelques hommes hantés de cette curiosité, ils furent en nombre très hmité. Dès lors, il ne resta plus que des esprits grossiers portés à la haine, à l'envie, à la discorde et ne prenant intérêt qu'à ce qui ne

1. Ces chiffres arabes placés entre parenllicses indiquent ia pagination do l'édition du texte arabe.

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