CHAPITRE TRENTE-QUATRIÈME
nous soit utile par lui en ce monde et dans l'autre!). Il fut enterré près du tombeau de son père.
Le mercredi, 12 du même mois (28 avril 1627), naquit Sofia, la fille de mon frère Mohammed-Sa'di.
Vers la fin de cette année, mourut, dans la ville de Dicnné, le Djinni-Koï, Abou-Bekr-Sâkoro, fds de jurisconsulte Abdallah. Il fut un des plus éminents chefs de Dienné, aussi bien par son administration que par sa piété (Dieu lui fasse miséricorde!). Ce fut également vers la fin de cette même année que mourut, à Merrâkech, le caïd 'Amir, fils du caïd El-Hasen-ben-Ez-Zobeïr.
Le vendredi matin, au moment du lever de l'aurore, le 6 du mois sacré de moharrem, le premier des mois de l'année 1037 (17 septembre 1627), mourut à Merrâkech, Àbou-'l-Ma'âh, le sultan, Maulay Zidàn (vi«), fils de Maulay Ahmed. (Dieu par sa grâce lui fasse miséricorde!) Une fut enterré que le vendredi soir après la prière du coucher du soleil.
Le mercredi, 18 du même mois (29 septembre 1627), mourut, à Dienné, le fils de ma sœur Omm-Nânâ, Abderrahmàn-ben-F]t-Tâleb-Ibrahim-En-Nesrâti. Il était venu là chez nous en compagnie de ma mère qui faisait un pèlerinage. (Dieu très-haut hii fasse miséricorde!)
Dans la soirée du samedi, 21 de ce mois (2 octobre 1627), mourut mon gendre', le cheikh El-Mokhtàr-Tamta-El-Ouankori. Je présidai à ses funérailles. Les prières dernières furent dites sur lui entre la prière du coucher du soleil et celle de l'acha et il fut enterré à Dienné dans la grande-mos- . quée (Dieu lui fasse miséricorde et dans sa bonté lui pardonne ses fautes!).
Le mercredi, vers midi, le 14 du mois de cha'bân de
1. f.e mot Iraduit par « gendre » sigailie « allié par mariage » et s'applique encore^au beau-père et au beau-frère.
cette anoée (20 avril 1628), mourut le chérif Zîdâu, fils du chérif 'Ali, fils du chérif El-Mezouàr (Dieu lui fasse miséricorde et nous fasse profiter des bénédictions de tous dans ce monde et dans l'autre!).
Le lundi soir, 13 du même mois (19 avril 1628), mourut, dans la ville de Dienné, le hàkem Seyyid Mansour, fils du pacha Mahmoud-Lonko; il fut enterré la nuit même dans la grande-mosquée. Par ordre des lieutenants-généraux, je dus passer la nuit devant la porte de la maison du défunt en compagnie de trois notaires* et de quatre bàchoud. Nous avions mission de veiller sur la maison après avoir vu ensemble tout ce qu'elle renfermait. Le lendemain, dans la matinée, nous fîmes l'inventaire de la succession en présence des lieutenants-généraux après avoir été autorisés à cet effet par le chef de la justice. On était alors à l'époque du pacha Ibrahim-ben-Abdelkerim-El-Djerâri.
Le mercredi, au moment de la prière de l'après-midi, le 27 du mois de ramadan de cette année(31 mai 1628), mouriit mon cher ami, l'éminent, l'obligeant, le jurisconsulte Mohammed-ben-Badara-ben-Hamoud-El-Fezzàni. Les dernières prières furent dites sur lui après la prière du coucher du soleil et il fut, aussitôt après, enterré dans le cimetière de la grande-mosquée (Dieu lui fasse miséricorde, lui soit indulgent et lui pardonne!).
Le samedi, 7 du mois de djomada V de l'année 1038 (2 janvier 1629), mourut l'amin^ le caïd Mohammed-ben- Abou-Bekr, mis à mort par le pacha 'Ali-ben-Abdelkader sur l'ordre du sultan Maulay Abdelmâlek, ainsi que cela a été raconté plus haut.
Le lundi, dernier jour du mois sacré de moharrem, le premier des mois de l'année 1039 (19 septembre 1629j,