On : El-Arab
378 HISTOiftE DU SOUDAN
Moiimen-Es-Sibâ'i m'avaient mandé ainsi qu'im autre notaire pour recevoir le testament du défunt : il prit donc ses dispositions testamentaires. Il fut enterré dans la grandemosquée. Je remis sa succession au pacha 'Ali-ben Abdelkader. Celui-ci écrivit alors au caïd Mellouk-ben-Zergoun de prendre la place qu'occupait le défunt qui était alors à Dienné. Ce fut la dernière fois que Mellouk fut appelé au caïdat de Dienné.
Le mardi, 20 du mois de chaouâl de cette année (10 mai 1632), mourut notre cheikh, l'éminent, le vertueux,le pieux, l'ascète, le saint de Dieu, le jurisconsulte El-Amîn-ben- Ahmed, le frère utérin du jurisconsulte Abderrahman-beu- Ahmed-El-Modjtahid. Les prières funèbres furent dites sur lui par le cheikh, l'éminent, le vertueux, le jurisconsulte Mohammed-Baghyo'o-El-Ouankori ( v t v) .
Voici l'article biographique que lui a consacré Mohammed-Baghyo'o : « El-Amin-ben-Ahmed-ben-Mohammed fut notre cheikh et notre ami. Sa langue s'humectait sans cesse pour dire des prières. Il était le frère utérin de notre cheikh, le jurisconsulte Abderrahmân (Dieu leur fasse miséricorde!). C'était un homme versé dans la connaissance du droit, dans celle de la grammaire, morphologie et syntaxe, et il possédait en outre des notions étendues sur les compagnons du Prophète. Il mourut (Dieu lui fasse miséricorde!) dans la matinée du mardi, 20 du mois de cha'bân de l'année 1041, à l'âge de quatre-vingt et quelques années. Il était né en l'an 957. On fit sur lui les prières au mosalla des funérailles des diûrnitaires et des saints dans le Sahara
Dieu lui fasse miséricorde; qu'il soit satisfait de lui; qu'il l'élève aux plus hauts degrés du paradis et que, par sa grâce et sa bonté, il fasse retomber sur nous ses bénédictions, et les bénédictions de sa science dans ce monde et dans l'autre! Ici se termine l'obituaire jusqu'à la date indiquée.