‹ Tartuffe annoté, ou, La muse de MolièreChapitre 159 sur 224 · Thomas Corneille (Le Berger extravagant · texte numérisé non relu

Thomas Corneille (Le Berger extravagant

Il déchire mon âme et sa griffe acérée- (Le feint astrologue) :

D'affecter des mépris et s'armer de rigueur.

Et veut au moindre mot dévisager les gens :

Me préserve le Ciel d'une telle sagesse!

Je veux une vertu qui ne soit point diablesse ',

Et crois que d'un refus la discrète froideur

N'en est pas moins puissante à rebuter un cœur 2.

ORGON

Enfin je sais l'affaire et ne prends point le change 3.

ELMIRE

J'admire, encore un coup, cette faiblesse étrange.

Mais que me répondrait votre incrédulité

Si je vous faisais voir qu'on vous dit vérité 4?

ORGON

Voir?

Le Pays (Amitiés, amours et amourettes, description de Grenoble) : « Les femmes y sont bien faites et quoique montagnardes ne peuvent point passer pour des bêles farouches. Car si ce que l'on dit est vrai, elles n'ont point l'humeur ni d'ourses, ni de tigresses et l'on n'a point encore vu qu'elles aient étranglé ni déchiré personne. »

Pierre Corneille (1/ Illusion) :

De qui les passions s'armant d'autorité. Balzac (Aristippe) :

Leurs louanges mordent, leurs caresses égratignent. (Le Barbon) :

J'ai vu cet homme qui est tout armé de pointes.

1. Balzac (Aristippe) : « La vertu n'a garde d'être austère et farouche à ce point-là. »

Richer (Ovide bouffon) :

On l'appela cent fois tigresse Jalouse et diablesse.

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