‹ Tartuffe annoté, ou, La muse de MolièreChapitre 165 sur 224 · Scarron [La fausse apparence · texte numérisé non relu

Scarron [La fausse apparence

Calme donc ces transports d'une juste colère.

Mon trouble, il est bien vrai, m'a si fort possédée1,

Que de le démentir je n'ai point eu l'idée;

Mais par là, grâce au Ciel, tout a bien mieux été,

Et les choses en sont dans plus de sûreté2.

L'estime où l'on vous tient a dissipé l'orage 3,

Et mon mari de vous ne peut prendre d'ombrage 4.

Pour mieux braver l'éclat des mauvais jugements,

Il veut que nous soyons ensemble à tous moments;

Et c'est par où je puis, sans peur d'être blâmée,

Me trouver ici seule avec vous enfermée,

Et ce qui m'autorise à vous ouvrir mon cœur3

Un peu trop prompt peut-être à souffrir votre ardeur1

Ce langage à comprendre est assez difficile7,

Pierre Corneille (La Suivante) :

Sinon que c'est à moi de rompre la partie.

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