‹ Tartuffe annoté, ou, La muse de MolièreChapitre 185 sur 224 · Pierre Corneille (La suite du Menteur · texte numérisé non relu

Pierre Corneille (La suite du Menteur

Si je ne fusse chu. je l'eusse mené loin.

Et cet homme sur vous ayant ces avantages », Le pousser est encor grande imprudence à vous, Et vous deviez chercher quelque biais plus doux 2.

Quoi? sous un beau semblant 3 de ferveur si touchante Cacher un cœur si double, une âme si méchante 4 ! Et moi qui l'ai reçu gueusant et n'ayant rien... C'en est fait, je renonce à tous les gens de bien : J'en aurai désormais une horreur effroyable, Et m'en vais devenir pour eux pire qu'un diable.

CLÉAME.

Hé bien! ne voilà pas de vos emportements! Vous ne gardez en rien les doux tempéraments; Dans la droite raison jamais n'entre la vôtre, Et toujours d'un excès vous vous jetez dans l'autre. Vous voyez votre erreur, et vous avez connu Que par un zèle feint vous étiez prévenu 5;

1. (Portraits égarés) : ■ Signale ton respect et ses avantages. ■> Mazarinade (L'Enfer burlesque) :

Quittez un peu vos avantages.

2. Le Pays (Amitiés, amours et amourettes, à Monsieur de C/i.) :

Ou si prenant la chose d'un autre biais.

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