SCENE III
Madame PERNKI.I.K, ORCON, EI.MlRh:, CLÉAME, ' MARIANE, DAMIS, DUULNfc].
MADAME PEU N ELLE. '
Qu'est-ce ? J'apprenJs ici de terribles mystères! ,'
Ce sont des nouveautés dont mes yeux sont témoins, > Et vous voyez le prix dont sont payés mes soins.
Je recueille avec zèle un homme en sa misère, \
Je le loge et le tiens comme mon propre frère ; i De bienfaits chaque jour il est par moi charge,:
Je lui donne ma fille et tout le bien que j'ai, i
Et, dans le môme temps, le perfide, l'infâme, -■;
Tente le noir dessein de suborner ma femme I . '
Et, non content encor de ses lâches essais, i
11 m'ose menacer de mes propres bienfaits, 4
Et veut, à ma ruine, user des avantages "\ Dont le viennent d'armer mes boutes trop peu sages,
Me chasser de mes biens, où je l'ai transféré ^, \
i. Non pare. Iles. Boilcau s'est moqué de cftttc expression dès lors surannée, 'l mais eUe n'est jjas dé])i.tct'e dans la bouche d'Orgon.
2. (jaurtir. Aller à (.anclie, non droit au but. Cf. Bàlzic, de la Cour, sixième ; Discours: « Donner à travers les écueils pour avoir riionncur de ne point gan- ,: cliir. » "i,
3. Transfcré. Céder une chose à quelqu'un, en observant les fornoalités re- î