‹ Tchèques et MagyarsChapitre 2 sur 40 · PREFACE. III · texte numérisé non relu

PREFACE. III

et sur les principes cVune pacification, — rédigé entre le 2.j juin et le 15 juillet 1806. Et ne croyez pas que ce déplacement, que celte transformation de l'Autriche fût pour lui une idée de hasard, un coup de télé, une inspiration de désespoir ; il s'attacha fortement à ce principe et en développa l'application pratique dans un projet qui portait ce titre : de la fondation d'une nouvelle Monarchie autrichienne [Ueber die Stiftung eincr neuen Œstcrreichischen Monarchie]. Ce plan existe, il est célèbre en Autriche, bien que le public ne le connaisse pas encore; les archives de l'Empire, devenues aujourd'hui si libérales, laisseront-elles publier celle pièce qu'elles tiennent ensevelie? nous l'espérons bien: en tout cas, on connaît déjà la pensée maîtresse du projet par les paroles que nous venons de signaler. Défenseur attitré de plus d'une cause mauvaise, M. de Genlz avait souvent des vues très-hautes quand il s'agissait de sauver la monarchie des Habsbourg. C'est alors qu< révélait chez lui le grand et hardi stratégiste.

Assurément, lorsque M. de Gentz conseillait à l* Autriche de reconstituer son centre d'action sur les bords du bas Danube, il ne renonçait pas à l'espérance de la voir un jour reprendre son rang parmi les nations alternai] Après loin, c'était une main étrangère, c'était la puissante main de Napoléon qui avait bouleversé le Saint- Empire; ne pouvait-on pas compter tôt ou lard suf la

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