SALLE D’OPÉRATIONS
^*ous y opérons annuellement 600 malades environ. Sur ces 600 opérations, près de 500 se rapportent à la chirurgie du péritoine et des autres grandes séreuses.
Notre clinique de Paris est plus petite et sera prochainement transformée. Cet établissement comprend :
Au sous-sol, les cuisines et les dépendances, une salle à manger, le calorifère, etc.
Au rez-de-chaussée, le salon, le cabinet de consultations, la pharmacie, où se fait la narcose, la salle d’opérations (pl. XI) et une pièce annexe pour la stérilisation des compresses et la préparation du matériel antiseptique (pl. XII).
Aux étages, la salle de bains et des chambres.
La cage de l’escalier ne comportant pas l’établissement d’un ascenseur de dimensions suffisantes (1 m. 20 sur 1 m. 80), nous avons disposé le lit roulant sur lequel nous donnons le chloroforme (fig. 2 et 5), de telle manière que le cadre, facile à isoler du pied par le déplacement de 4 agrafes tournantes, puisse servir au transport des opérés jusqu’au faîte de l’escalier. A cet effet, nous avons fait adapter à ce cadre deux supports de hauteur différente qui permettent aux porteurs de transporter le malade dans une position à peu près horizontale.
La salle d’opérations, outre le lavabo fixe, qui est identique à celui de Reims, et le mobilier indispensable (lit d’opérations, lavabos roulants, sièges de métal, chariot à pansements), ne présente, comme saillies, que 4 lampes électriques de 100 bougies.
L’étuve sèche, qui sera décrite plus loin, est encastrée dans la muraille, et non loin d’elle existent les prises de courant pour des lampes électriques portatives et pour le moteur électrique, ainsi que l’orifice de sortie des 5 conduites de sublimé et de phénol, qui viennent de la pièce voisine (pl. XIII).
Le laboratoire annexé à la salle d’opérations contient : une grande table de glace pour le microscope et ses accessoires, un lavabo, et un fourneau à gaz destiné à entretenir au cours
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des opérations plusieurs litres deau phéniquée bouillante ' 5 0/0, pour la stérilisation immédiate de la soie, du crin d' Florence et des instruments qui pourraient se trouver acciden tellement contaminés.
En outre, un chauffe-eau à triple effet de 100 litres, une étuve à vapeur de grande dimension et trois allonges destinées à contenir les solutions de phénol et de sublimé (pi. XII) Ces bocaux sont reliés, comme à Reims, à une batterie de trompes à vide d une part, de Fautre à l’étuve à vapeur et à des tuyaux d’aspiration pour les liquides antiseptiques. De ces allonges partent des tubes d’étain pour le phénol, et de cristal pour\ sublimé, qui conduisent leur contenu dans la salle-d’opérations