Lois d'Ohm
l = — ou 1 = —
E étant la force électromolrice correspondant au potentiel 8.
On obtient, en ampères, l'intensité du courant traversant un conducteur en divisant le chiffre exprimant en volts la différence de potentiel aux extrémités du conducteur par la résistance de ce conducteur exprimée en ohms.
La résistance d'un conducteur cylindrique s'obtient en divisant la longueur du cylindre par sa section et en multipliant le résultat par un nombre a dépendant de la nature du conducteur. Ce nombre appelé résistance spécifique se trouve dans des tables dressées pour cet usage.
La conductibilité est l'inverse de la résistance
4. — Lorsque l'on met bouta bout plusieurs conducteurs, le courant devant les traverser tous l'un après l'autre, leurs résistances s'ajoutent.
FORMULES ET r,01S A CONNAITRE I .">
Si au contraire on place les conducteurs côte .1 cote de façon à ce que le courant se partage pour les traverser, ce sont les conductibilités qui
s'ajoutent.
Par conséquent si l'on a plusieurs résistances r',r",r"\ etc. suivant la façon dont on les disposera, on formera un conducteur dont la résistance rt sera donnée par
ou par
5. Association des éléments. — Si on met m éléments de pile ayant chacun une force électromotrice E, les uns à la suite des autres en les rassemblant par leurs pôles do nom contraire, il restera d'un côté un pôle positif, de l'autre un pôle négatif et la chaîne ainsi formée aura une force éleitromotrice égale à mE : les forces électromotrices des divers éléments se sont ajoulns. Cet assemblage est dit en série.
Si on associe m éléments en reliant finis les pôles positifs ensemble et tous les pôles négatifs ensemble, la force électromotrice de la pile est la
même que celle d'un seul élément. Cet assemblage est dit en batterie.
Conséquence de 4 et de 5. — Si on assemble m éléments en série d'après le premier alinéa de 4 et de 5, la résistance de la pile est mr, sa force électro motrice mE ; si la résistance extérieure est r', l'intensité du courant sera
mE
mr
Si on assemble m éléments en batterie, d'après le deuxième paragraphe de 4 et de 5, la résistance
de la pile est — ; sa force électromotrice est E ; s.
la résistance extérieure est r', l'intensité du courant sera
mE
mr
Enfin on verra par le même raisonnement que si on associe n éléments en batterie, puis que l'on mette p batteries pareilles en série on aura
. njoE
' pr -h nx1'
FORMULES ET u>is A CONNAITRE 17
Oa arrive au même résultai en mettant 4'abord p éléments eu série, puis associant/] Béries pareilles <mi batterie,
6. Courants dérivés. — Quand il se produit une bifurcation dans un circuit, les courants qui parcourent les deux branches ont des intensités en raison inverse des résistances de ces branches.
7. Energie des décharges électriques. — Si l'on a un corps chargé d'une quantité d'électricité q en coulombs, de capacité K farads, et se trouvant par suite à un potentiel € plus élevé qu'avant la charge, au moment où ce corps revient par une décharge à son état primitif, il y a une dépense d'énergie donnée en joules par
j = - £q ou bien j = - £"K.
Pour avoir ces décharges évaluées en kilogrammètres, il suffit de diviser les nombres obtenus par <),tf 1
G = - Ll tq ou bien r- = — — .- £ K •.«. 9,81 H -i. 9»81
8. Puissance des courants. — Quand on a un courant d'intensité égale à i ampères dans un circuit de résistance égale à r ohms et aux extrémités duquel il y a par suite une différence de potentiel S = ir, la puissance de ce courant évaluée en watts est donnée par une des formules
w = i-r, w = — ou w = ci r
Pour avoir la valeur £ exprimée en chevaux vapeurs il suffit de diviser par 736
* jdb ' 73b r 73b
Dans chaque cas particulier on emploie la formule la plus commode.
Si l'on veut avoir la quantité d'énergie dépensée dans un temps déterminé t exprimé en secondes, on l'obtient en joules au moyen de
S j = tftt, j = — t ou j = Bit
ou en kilogrammètres en divisant ces résultats par 9,81.
KilIlMir.KS Kl' l.ol< \ i.oWUTRK I !)
<). — Si l'un veuf avoir II quantité il»- cfasletfr pflodaitl par une déchargé ou le passap-e d'un courant, il faut diviser l'énergie exprimée en kilogrammètres paf i^."» équivalent mécanique do la chaleur : Le elialcur osl donnée en calories.
îo. Actions chimiques des courants. — Lorsqu'un courant traverse un liquide il se produit des décompositions et les éléments nouveaux mis en liberté apparaissent aux deux pôles.
Faraday a démontré que la décomposition n'était nullement influencée par la position dans le circuit, c'est-à-dire qu'elle était identiquement la même que L'appareil où elle se fait fût plus près du pôle -+- ou du pôle — de la pile. L'effet ne dépend que du temps et de l'intensité du courant, quelle que soit la source qui l'a fourni ; il croit proportionnellement k l'intensité et par conséquent à la quantité d'électricité enjeu.
11. — Quelle que soit la manièredont on produise des courants d'induction, la quantité d'électricité induite directe est égale à la quantité d'électricité induite inverse pour des variations inverses de l'inducteur, sans que les durées de ces variations aient aucune influence et à la
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seule condition qu'après les deux ondes induites les choses soient revenues à leur état premier. Ainsi l'onde de rupture et l'onde de fermeture d'une bobine de Ruhmkorff mettent en jeu la même quantité d'électricité. De même, dans un tour complet d'une m,achine dynamo à courants alternatifs, il n'y a pas plus d'électricité mise en jeu dans un sens que dans l'autre. Il en résulte que de pareils courants ne donnent pas de dépôts éleclrolytiques.