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Les galvanomètres du type Nobili,encore

cités aujourd'hui dans beaucoup d'ouvrages comme des instruments merveilleux, ne sont que très médiocres et doivent absolument être relégués lans 1rs vitrines. Ils seront remplacés avec avantage par les deux appareils suivants :

3. Galvanomètre d'Arsonval. — Le premier imaginé par M. d'Arsonval est à circuit îiKihile, c'est une modification du galvanomètre connu smi< le nom de Deprez-d'Arsonval.

MESURE DES INTENSITES

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Le champ magnétique est créé par deux aimants en fer à cheval ayant leurs pôles de même nom en regard. Entre les deux se trouve un fer doux pour concentrer le champ, et dans l'espace libre peut se mouvoir un cadre dont l'axe de rotation est un fil de suspension traversant les deux aimants sans les toucher. Le courant arrive, par exemple, par la borne A, passe par le fil de suspension supérieur, le cadre, le fil de suspension inférieur et retourne au circuit extérieur par la borne B. Sous l'influence du courant le cadre est dévié de sa position et l'angle de déviation est lu par réflexion à l'aide du miroir M. Les déviations étant toujours très fai- o r> blés sont proportionnelles aux intensités des courants.

Avantages. — Cet appareil est très sensible ; on peut faire varier la sensibilité dans certaines limites en déplaçant les deux aimants, il est très apériodique, enfin, et ceci est parfois des plus précieux, il n'est pas influencé par les variations du champ magnétique dans lequel se trouve

GALVANOMÈTRE D ARSONVAL J.i

l'opérateur, grâce à la grande prédominance «1rs aimants. Les aimants et tout le dispositif son 1 li ses sur une planche que l'on suspend au mur; on évite ainsi l'ennui des supports qu'un ne peut transporter d'un pointa un autre à moins qu'ils ae reposent sur le plancher, ce qui est mauvais à cause «les trépidations provoquées par la marché de l'opérateur.

Inconvénients. — Il y a aussi un certain nombre d'inconvénients. La variation de sensibilité exige une manœuvre assez compliquée, et il est difficile de produire cette variation d'une façon continue pour arriver au point désiré. Lorsqu'on éloigne les aimants, l'apériodicité diminue rapidement ; elle n'a d'ailleurs lieu que lorsque le circuit extérieur est fermé sur une résistance pas trop grande. On ne peut facilement changer le cadre et par suite la résistance du galvanomètre ; en efTet, cette opération ne s'effectue pas sans tordre plus ou moins les fils de suspension, et la torsion qui en résulte, loin d'être permanente, est une cause continuelle de variation du zéro. Si l'on tient absolument à changer de cadre ou si la suspension vient à se casser, voici comment il faut opérer. On prend des lils d'argent ou de platine d'environ *= de millimètre de diamètre et on les recuit avec soin. Pour le platine, rien

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de plus simple, il suffit de passer les fils dans la flamme d'une lampe à alcool ; mais, dans ces conditions,l'argent fondrait, on passe alors le fil dans un tube en cuivre que l'on chauffe jusqu'au rouge sans avoir rien à risquer. Cela fait, on accroche le fil au cadre à l'aide de deux petites boucles préparées avant le recuit et on suspend le tout en évitant autant que possible les torsions.

Le cadre uue fois en place, on le fait osciller en y lançant de faibles décharges, ces oscillations lui font perdre peu à peu sa torsion permanente. Une suspension est d'autant meilleure qu'elle est plus ancienne et quand on en a une bonne il faut bien se garder d'y toucher. Enfin il faut encore se mettre en garde contre les courants induits produits pendant le déplacement du cadre et qui peuvent être une cause d'erreur. L'influence de ces courants est facile à mettre en évidence ; en effet, attachons deux fils aux bornes du galvanomètre et plaçons les extrémités de ces fils sur deux points du sciatique d'une grenouille galvanoscopique, nous verrons la patte correspondante se contracter chaque fois qu'à l'aide d'un léger coup nous écarterons le cadre de sa position.

En terminant, je dirai qu'il est utile de pouvoir à un moment quelconque fermer le circuit

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du gftll anmiiélie sur lui-même aliu de ramener

l'appareil au zéroel d'éteindre Les oscillations; il suffi! de fixer aux bornes, nuire les deux fils qu'il v a déjà, deux autres lils aboutissanl à un commutateur permettant d'établir ou de rompre un courl circuil entre les deux bornes.

4. Boussole de Wiedemann. — Le second galvanomètre que nous citerons est la boussole de Wiedemann. Elle se compose essentiellement d'un aimant mobile à l'extrémité d'un fil de cocon el subissanl L'action d'une < >n de deux bobine- dans Laquelle passe le courant à mesurer. L'aimant est mobile au milieu d'une masse de cuivre dans laquelle se produisent des courants d'induction lors du déplacement de l'aimant et par suite, donne lieu à un amortissement. Les bobines mobiles sur une règle peuvent être plu6 mi moins rapprochées de L'aimant mobile et l'on dispose ainsi de la sensibilité de l'appareil dans de ties -randes limites. On peut d'ailleurs suivant Les cas employer des bobines à fi] plus ou moins gros. 9

Les Lectures se foui toujours au miroir et les dériations étant très faibles sont proportionnelles aux intensités des courants. Tels sont les éléments essentiels de cel appareil. <>n en a (ait

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divers modèles. M. d'Arsonval entre autres en a donné un dispositif très pratique. Il est bon d'installer ce galvanomètre à poste fixe sur un

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support scellé dans le mur, on place la règle supportant les bobines perpendiculairement aii méridien magnétique et l'on vérifie qu'en renver-

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sanl le sens «In courant les déviatioaa de sens contraire sont égales. L'aimant devra être aussi près que possible du Fond de sa loge en cuivre. En général} «m a deux paires de bobines, l'une à lil lin pour le ims où le circuit extérieur au galvanomètre es! résistant, l'autre à lil gros, préfé-r rallie quand ce circuit est peu résistant. Si dans une expérience aucune de ces deux paires ne donne de déviation suffisante, il faut augmenter la sensibilité en diminuant l'action directrice de la terre sur l'aimant. Ceci peut se faire de deux façons: on peut à l'aide d'un barreau aimanté rendre le champ terrestre aussi faible que l'on veul au point où se trouve l'aimant ; on arrive ainsi à une grande sensibilité, mais on se heurte à un inconvénient grave ; si pour une raison quelconque la composante terrestre vienl à être modifiée, la résultante produite avec la composante du barreau aimanté change de direction et par suite aussi le zéro des lectures varie ; cet elîet peut être assez considérable pour faire sortir l'image des limites de la règle.

Il n'en est plus ainsi si l'on fait un équipage à la Nobili en collant un second aimant derrière le miroir. En choisissant convenablement les deux aimants mi peut rendre l'action directrice de la terre 1res faible; on peut même la réduire

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autant qu'on le veut en prenant pour second aimant un aimant linéaire ayant un moment magnétique un peu supérieur à celui de l'aimant inférieur, et en l'inclinant convenablement sur la verticale. On a intérêt à prendre toujours un équipage de ce genre, car ce n'est que dans ces conditions que l'appareil est apériodique ; si l'on a trop de sensibilité on ne prend qu'une seule bobine éloignée de l'aimant.

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