Analyse spectrale
Sans entrer dans les détails de construction des spectroscopes, nous rappellerons cependant les points principaux de leur construction Tous ces appareils se composent essentiellement :
1° D'un collimateur, qui donne aux rayons lumineux entrants une direction parallèle;
2U D'un prisme qui réfracte ces rayons;
3° D'une lunette astronomique qui permet l'examen du spectre et la lecture de l'échelle de celui-ci.
On se sert, en général, dans les laboratoires, du petit spectroscope à main de Browning, qui suffit amplement pour la détermination des différents niements.
Speclroscope de Browning (
Analyse spcelroscopique îles pigments. — On se sert dans ce but de solutions concentrées, que l'on place dans des récipients spéciaux à parois planes. On dispose l'appareil dételle manière
(') Les clichés d'instruments reproduits dans le texte mont été obligeamment fournis par M. Rob. Drosten, représentant de la maison Schmidt et Haensch de Berlin ; je lui en exprime mes remerciements.
que les rayons lumineux, provenant soit d'une lampe à gaz, soit d'une source lumineuse intruse quelconque, traversent la couche liquide avant de pénétrer dans l'appareil. Un observe alors le spectre obtenu et on le compare au spectre normal. Beaucoup d'instruments sont munis, à cet effet, d'un petit prisme spécial qui projette un spectre comparateur à côté du spectre d'absorption.
On dilue alors la solution à l'aide d'un dissolvant incolore et l'on observe le développement du spectre. Il existe un grand nombre de pigments pour lesquels la dilution met en lumière un spectre discontinu et qui possèdent, pour des régions déterminées du spectre, un pouvoir d'absorption considérable Comme point de repère qui permette de déterminer la situation et la dimension des raies d'absorption, on se sert dr> raies de Frauenhofer.
Analyse {.pcclroscopique «les cendres. — Un grand nombre de Analyse spec-
iroscopique
métaux qui peuvent se rencontrer dans les tissus et les organes, des tendres possèdent un spectre caractéristique Pour mettre ceux-ci en lumière, il sutlit de calciner le tissu ou un fragment de l'organe dans un creuset jusqu'à destruction complète des matières organiques, de récolter quelques parcelles du résidu salin dans un a'illel de fil de platine et de porter celui-ci dans une flamme non éclairante de Bunsen, placée devant le collimateur du spectroscope.
On peut, a l'aide du prisme comparateur, comparer le spectre normal et le spectre nouveau. On rencontre d'une façon constante la raie du sodium, souvent celle du potassium.
Les métaux que l'analyse spectrale peut facilement déceler sont : le sodium, le potassium, le rubidium, le coesium, le lithium, le didyme, le strontium, le baryum, le calcium, etc.