Technique de l'orchestre moderne, faisant suite au Traité d'instrumentation et d'orchestration de H. Berlioz;
Droits de Reproduction et Traduction réservés pour tous pays, y compris la Suède, la Norvège et le Danemark.
Allemagne, breitkopf & hartel
Pt^ÉpilCE
Depuis une cinquantaine d'années le mécanisme de la plupart des instruments a fait de notables progrès, et en même temps la palette orchestrale s'est enrichie de sonorités insoupçonnées jadis. Quiconque, après avoir étudié le Traité de Berlioz, veut passer aujourd'hui de la théorie à la pratique, remarque aussitôt des inexactitudes, des lacunes qui témoignent de l'âge du livre, (i)
Or, il ne faut pas qu'un tel ouvrage vieillisse. On devra toujours lire et relire ces descriptions si pittoresques, cette psychologie suggestive des différents types de la Symphonie. Rien n'est plus instructif. ^
Aussi, beaucoup le lisaient-ils et relisaient-ils, un crayon à la main, notant au passage les divergences du texte et de la réalité ^ noircissant les marges, soulignant et annotant. Et ce sont ces notes, ces remarques rectificatives ou complémentaires que les Editeurs du Maître illustre ont bien voulu me demander.
Le présent travail n'est donc qu'un appendice venant à la suite d'une œuvre qu'il fallait, avant tout, religieusement respecter et à laquelle nous n'avons pas touché. C'est un simple Post - Scriptum constatant l'état actuel des instruments d'Orchestre, leur étendue, leurs moyens.
Après Berlioz et Gevaert, — si peu de temps après Gevaert,— l'idée de produire un Traité eût-elle pu nous venir? Il faudra bien un demi-siècle pour que la nécessité s'en fasse sentir à nouveau, alors que la mécanique aura fait encore d'autres progrès, la Symphonie acquis de nouvelles richesses.