‹ Technique de l'orchestre moderne, faisant suite au Traité d'instrumentation et d'orchestration de H. Berlioz;Chapitre 51 sur 80 · Se jouent ensemble ou séparément · texte numérisé non relu

Se jouent ensemble ou séparément

Violemment heurtées Tune contre lautre, ou bien Tune des deux légèrement frappée par un tampon.

On peut étouffer le son, ou le laisser vibrer. Dans le premier cas, on écrit ainsi :

Dans le second A

ff

Quand même la liaison n'aboutit qu'à un silence, elle compte comme liaison, les vibrations doivent rester libres.

Pour plus de précaution, vous pouvez écrire ainsi les deux exemples cidessus :

zssi

2.|— Il va deux façons de produire un roulement-trémolo des Cj-mbales: l°Dans la grande force, on les agite Tune contre l'autre, les poignets de l'instrumentiste servant d'axe au mouvement de di'oite à gauche: ces heurts, aussi rapides que possible, des deux disques de cuivre produisent un cliquetis métallique inégal et cahoté, mais très violent, très sonore .

2" — Dans la douceur, ou pour un Crescendo^ on suspend Tune des deux Cymbales par sa courroie et on la blouse comme une Timbale ^ le son produit par la baguette est d'une continuité, d'une égalité absolues; si l'on va du piano au forte ^ la progression croît avec une régularité parfaite , — et réciproquement.—

Exemple du premier cas : le tutti qui annonce la péroraison de l'Ouverture du Tannhmiser : huit mesures fortissimo des Cymbales :

^ tr ir -tr 'h~

Allegro.

zsr.

Exemple du second cas:

^^ Vivo

Cymbale.

Orchestre.

(A.Durand & Fils, Editeurs-Propriétaires.) (Saint -Saëns.)

A consulter encore: Les Perses^ (Xavier Leroux) offrant de curieux effets de roulements dans la force, trémolo, crescendo etc. Lire V Apprenti Sorcier (P. Dukas).

3. §— Quand on emploie simultanément Cymbales et Grosse Caisse, il faut user de quelque discrétion avec cette dernière, pour laisser les Cymbales au premier plan, car c'est d'elles surtout que vient T éclat .

Remarque: Si par hasard, le Compositeur cherchait Pefiet contraire, il devrait l'indiquer. Dans le Sanctus de son Requiem, Berlioz écrit sur deux lignes sépare'es Cymbales et Grosse Caisse, et il est de tradition, vu le caractère du morceau, de laisser percevoir un peu plus la Grosse Caisse que les Cymbales. «Ces coups de Grosse Caisse et Cymbales, (dit Berlioz en note), doivent être aussi faibles que possible, les Cymbales frappées doucement l'une contre l'autre, à la manière ordinaire, en laissant vibrer l'instrument...»

Voir dans l'Ouverture, Entr' actes et Musique de Scène de Phtdre^ le curieux parti que tire Massenet de la Grosse Caisse dans le premier morceau, puis des Cymbales dans la Scène du Sacrifice^ puis enfin des deux instruments réunis, dans le dernier.

Dans \ Ouverture^ dans \ Imploration a Neptune^ la Grosse Caisse est toujours seule.

4.^— Nous avons tous constaté maintes fois Teffet charmant d'une Cymbale frappée légèrement par une baguette d'épongé, de façon à égaler, à dépasser m«me le pianissimo du Triangle. Rien de chatoyant comme un rythme ainsi scandé*, il semble qu'on voie s'élever sur l'orchestre comme une poussière d'or :

2 Andantino. Poco rit.

Cymbale.

Flûte.

(Solo.)

Violons.

Alto.

Violoncelle.

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