‹ Technique de la gastrosuspensionChapitre 10 sur 49 · I. LA GASTRO-ENTEROSTOMIE · texte numérisé non relu

I. LA GASTRO-ENTEROSTOMIE

Puisque les principaux troubles de la ptose gastrique sont souvent des troubles de l’évacuation, il était logique, semble-t-il, de pratiquer la gastro-entérostomie. Déjà, elle avait été proposée par JRANNEL,

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en 1892, mais, depuis, l’unanimité des chirurgiens l’a condamnée (HARTMANN, LECÈNE, PERTHES, PAUCHET, LAMBRET).

« La gastro-entérostomie ne videra pas l’estomac prolabé et augmentera, dans la plupart des cas, les malaises dans des conditions telles qu’on devra réintervenir pour supprimer la gastro-entérostomie. » (PAUCHET).

« Elle expose au circulus viciosus à cause de l’atonie gastrique. » (LECÈNE).

« Elle peut être suivie d’ulcus peptique. >» (Pau- CHET).

PERTHES, LAMBRET citent des observations montrant chez les mêmes malades les bons résultats de la suspension et les mauvais résultats de la gastro-entérostomie.

La gastro-entérostomie postérieure, même si la bouche est large, ne fonctionne jamais correctement. On est conduit d’ordinaire à placer la bouche dans la portion déclive et loin de l’antre; le circulus viciosus et l’ulcus peptique sont à craindre; l’exclusion du pylore n’assure pas une bonne évacuation ; souvent, l’anse anastomotique se coude. 4

C’est donc une méthode à rejeter.

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