‹ Technique de la gastrosuspensionChapitre 15 sur 49 · VI. PROCEDE DE PERTHES (Fig · texte numérisé non relu

VI. PROCEDE DE PERTHES (Fig

Sa technique est décrite dans la Pratique Chirurgicale Illustrée de Victor Paucxer (Fasc. 6).

Cette technique, décrite par PEerTHESs, en 1920, a marqué un gros progrès. Cette opération consiste à suspendre la petite courbure de l’estomac, depuis le pylore jusque vers le cardia, à l’aide du ligament rond du foie, qui est fixé, en terminant, à travers un espace intercostal, à l’aponévrose du muscle grand droit gauche. |

Le ligament, renforcé dans toute sa longueur par un fil de soie, est passé à un centimètre au-dessous de la petite courbure dans l’épaisseur de la paroi gastrique avec une aiguille mousse et un passe-fil spécial, ou bien simplement enfoui dans un canal séro-séreux à la WITzEL.

I1 peut se faire que le ligament falciforme du fois soit trop court, alors PERTHES conseille de lui mettre une « rallonge ». Pour cela, il conseille de décoiler la peau à gauche et de prélever un lambeau aponévrotique sur la gaîne antérieure du grand droit. Ce lambeau est passé à‘travers une boutonnière musculaire dans la cavité abdominale, et, là, est suturé à l’extrémité du ligament falciforme.

Cette opération est déjà bien meilleure puisque,

pie

d’après PERTHES, dans les suites éloignées, 3 sur 4 des malades sont guéris ou améliorés.

Paucaer déclare que 1/3 des malades sont guéris ou très améliorés, 1/3 légèrement améliorés, et 1/3 n’ont aucun résultat persistant malgré un estomac bien en place.

RowsiNG donne une statistique analogue.

Mais on peut faire à ce procédé de graves critiques:

1) Il est compliqué de tracer un trajet intra-pariétal, et il expose à la déchirure ou l’ouverture de l’estomac.

2) Surtout il ne supprime pas le bas-fond gastrique.

3) La fixation par le ligament rond est précaire, parce qu'il est trop faible chez les ptosiques dans la région ombilicale. Cette fixation peut être rendue illusoire à cause de l’hépatoptose.

PERTHES, PRAT, paraissent ne pas avoir observé le lâächage du ligament rond. Néanmoins, c’est un accident possible, et 1l en existe plusieurs observations. Cet accident entraîne naturellement l’échec clinique complet.

C’est pour cela que PERTHES renforçait le ligament rond avec un fil de soie et, au besoin, avec un lambeau d’aponévrose.

C’est pour cela que M. LAMBRET qui, au début, pour son procédé se servait aussi du ligament rond, l’a actuellement complètement abandonné.

M. Lamprer, en effet, dans un premier procédé, avait commencé à suspendre la grande courbure à l’aide du ligament rond du foie et obtint de bons résultats dans tous les cas où la fixation au rebord cos-

bigam ent Rond.

NW \ Petite courbure

- Grand droit de l‘'aldomen

FIG. 2.“ Procédé de Perthes

(D'après Durret. La Pratique chirurgicale illustrée, FASC. VI.)

tal gauche n’a pas lâché. Mais les résultats furent mauvais dans les cas de lâchage. Le Docteur B1zARp, en rapporte 4 cas dans sa thèse, qui survinrent peu de temps après l’intervention (4 mois au maximum). La démonstration fut complète du fait que chez deux malades il y avait parallélisme évident entre le relèvement gastrique et l’état clinique : amélioration lorsque la suspension tenait, réapparition de tous les symptômes lorsqu'elle a lâché.

PROCEDE DE LAMBRET

Contrairement au procédé de Pertes, dont il se rapproche cependant par certains points, la technique de LamBrer est basée sur les deux grands principes

suivants :

1) Nécessité d’une suspension solide et bien tolérée.

2) S'uppression ou diminution du bas-fond gas-

trique.

L'’estomac est suspendu au niveau de la grande courbure, au moyen d’une bandelette d’aponévrose, prise sur le bord gauche du muscle grand droit gauche, pédiculée à sa partie supérieure, introduite dans l’abdomen entre deux côtes, enfouie tout le long de la grande courbure et suturée par son extrémité libre au ligament rond, au point où il se détache du foie.

Cette technique relève l’estomac, supprime le basfond stomacal, supprime les angles duodénaux anormaux, laisse à l’estomac toute sa liberté.

C’est une opération physiologique.

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