TR
Le cas de l'observation 5 qui semblait complexe puisqu'il s’accompagnait de ptose hépatique, de ptose rénale double, d’un léger degré de prolapsus avec eystocèle, est tout à fait remarquable.
On peut objecter que nos observations sont récentes, néanmoins nous en avons plusieurs dont le recul nous paraît suffisant : 2 ans par exemple pour les observations 3 et 4.
M. LamBreT en possède qui remontent actuellement à 4 ans, et ce délai est assez long pour que les résultats acquis puissent être considérés comme définitifs.
51 l’on veut bien se rendre compte que la plupart de ces malades ont été suivis longtemps médicalement, 18 ans (Obs. V), 13 ans (Obs. I), que certaines ont porté une ceinture (Obs. IT) sans résultat, on en appréciera d’autant plus les résultats chirurgicaux obtenus par la technique de LAMBRET.
On remarquera enfin qu’une opération associée a été rarement pratiquée : Appendicectomie (Obs. TI et IT), kyste de Nück (Obs. XIIT). Nous avons cru ainsi faire bénéficier complètement les malades des avantages d’une intervention facile et rapide.
Nous avons vu M. LAMBRET exécuter des opérations associées ou complémentaires, telles que plicature de la vésicule ou mettre une membrane amniotique de veau au contact de zônes dépéritonisées, pour prévenir la formation d’adhérences.
M. Lamsrer signale que sur 56 malades, les lésions du carrefour lui ont imposé dans 17 cas une manœuvre opératoire associée cholécystectomie (2 cas), gastro-colo-suspension (3 cas), duodéno-jéjunectomie
te
(3 cas), libération d’adhérences péricholécysto-duodénales et péritonisation (10 cas), avec résultats comparables. Mais cette étude sort du cadre de ce travail.
RESULTATS RADIOLOGIQUES
Nous n’insisterons pas sur ces résultats qui ont été parfaitement décrits par le Docteur Bizarp dans sa thèse (Lille 1929), d’après de nombreuses et très belles radiographies.
Rappelons avec lui qu’on observe des modifications profondes et durables :
Forte diminution des dimensions verticales de l’estomac.
Au lieu d’un organe allongé, étiré en sablier dans sa portion moyenne, l’estomac se présente sous une forme à peu près normale. La limite inférieure est le plus souvent ramenée au niveau de la ligne des crêtes. D'ailleurs, nous avons presque toujours pratiqué des examens radioscopiques successifs, et nous avons souvent remarqué que l’estomac remontait proportionnellement au fur et à mesure qu’on s’éloignait de la date de l’intervention.
Le bas-fond est presque totalement supprimé, ou tout au moins notablement diminué. Ce relèvement d: l’estomac est très net (Obs. XII, VIT, IX).
Souvent d’ailleurs (PERTHES, PAUL, PAUCHET, LaAM- BRET) on observe la possibilité de guérisons complètes
chez des malades dont l’estomac est à peine remonté
(Obs. V).
Disparition de l’angulation de la petite courbure.
L’axe de la région pré-pylorique et du bulbe, de vertical devient oblique et même horizontal.
Il en résulte une évacuation facile de l’estomac, grâce aussi à la disparition de la coudure du genu superius entre D, et D: et une diminution de la hauteur de levée entre le bas-fond et le genu superius.
Nous retrouvons cette horizontalité sur les calques de radioscopie des observations 4, 7, 8, 9, 10, 12, 13.
La disparition des angles est surtout nette (Obs. 13).
Disparition des signes d’atonie.
La disparition des signes d’atonie se témoigne non seulement à l’étude des contractions gastriques, mais aussi par le niveau où remonte la baryte (Obs. XII, EPetrD;
Encoches.
On peut observer des encoches où même un aspect pseudo-laculaire de la grande courbure. Ces déformations, dues à la suspension, ne sont pas patholo giques, elles sont toujours bien supportées et s’atténuent le plus souvent avec le temps (Obs. Let 6)
Chute de la paroi postérieure.
Elle n’empêche nullement la guérison clinique et disparaît souvent progressivement par amélioration de la tonicité gastrique.
En résumé, Le résultat radiologique de la suspension gastrique est le suivant :
— Relèvement important de l’estomac.
— Disparition des signes d’atonie.
— Améliorations constantes des troubles de l’évacuation gastrique ou duodénale.
Remarquons, pour terminer, la concordance générale dans nos observations entre les différents résultats anatomiques, cliniques et radiologiques. Un bel exemple nous est fourni par l’observation XT où le duodénum était extrêmement descendu, entraînant une gêne au début de la 2° portion.
Le bas-fond fut remonté à la hauteur des crêtes iliaques, et le poids augmenta en quelques mois de 10 kilogs.