II. - LOIS DE LA GRÉATIOIV ÉCOIVOMIQIJE
Loi du moindre effort.
L’énergie cellulaire, comme toute énergie, cherche la voie de la moindre résistance. L’énergie humaine, agissant par le moyen d’un organisme vivant, suit la voie du moindre effort où l’appelle l’organisme qui cherche à la fois la moindre fatigue et la plus grande jouissance.
L’homme est donc un être qui accomplira les actes de la création économique au prix du moindre effort et de la moindre fatigue, en vue de la plus grande jouissance.
Loi de contrainte mutuelle organique.
L’acte de création économique, c’est-à-dire extérieur à l’organisme humain, comporte le plus grand effort au
I ANNEXE 309
V prix de la plus grande fatigue pour la moindre jouissance,
I car il est un effort demandé à Thomme pour une consommation non immédiate. Il comporte une dépense d'énergie qui n’est pas compensée par une absorption d’énergie cor- I respondante. Il est donc en contradiction avec la loi du I moindre effort. Il s’ensuit qu’il ne peut être accompli que sous la pression d’une contrainte. Cette contrainte est \ fournie, pour la mise en mouvement, par les divers orga- [ nés humains, qui agissent les uns sur les autres peur le déclanchement de l’acte. La forme de l’acte, la cristallisation de ses résultats en résultats économiques (et non en résultats physiologiques) est déterminée par une opération d’un autre ordre qui est la transformation de l’effort par le moyen du travail cérébral.
Loi de riiitellectaalisatioii de l’effort.
Dans les conditions de contrainte mutuelle des différents organes du corps humain, en vertu de la loi du moindre effort, tout effort physique de l’homme tend à : l’intellectualisation, c’est-à-dire que, pour épargner la
! fatigue musculaire (et sous la pression du muscle fati-
! gué), le cerveau procède à l’intellectualisation de l’effort par l’invention de l’outil qui multiplie la force humaine, en lui ajoutant une masse d’énergie prise dans la nature ) ou en lui fournissant le moyen d’utiliser sans cesse l’énergie de la nature.